Accueil Le Magazine 100% Angers Histoire d'amour au Festival de Trélazé. L'été suspendu de Capucine et Thomas

Histoire d'amour au Festival de Trélazé. L'été suspendu de Capucine et Thomas

100% Angers -
photo la rencontre de capucine et thomas, née un soir d’été au festival de trélazé... © adobestock
La rencontre de Capucine et Thomas, née un soir d’été au festival de Trélazé... © AdobeStock

Il est des rencontres qui ne cherchent ni durée, ni promesse, mais laissent une empreinte profonde, comme un éclat dans la nuit. Celle de Capucine et Thomas, née un soir d’été au festival de Trélazé, fut de celles-là : brève, lumineuse, intensément vivante. Ici, Capucine ne referme pas un chapitre d’amour, mais une parenthèse d’éveil. Elle ne retient rien, sinon un baiser, un regard, une sensation d’être à sa place. Car parfois, il suffit d’un instant pour se retrouver soi-même.

Un soir de festival qui change tout

Je n'étais pas censée y aller ce soir-là. Trop de boulot, trop de fatigue, trop de bonnes raisons de rester chez moi. Et pourtant, j'y suis allée. Presque par hasard, presque à contre-cœur. C'était l'été 2022, en juillet, pendant le Festival de Trélazé. Il faisait encore chaud, le ciel était clair, et la musique vibrait dans l'air comme une promesse de liberté. J'avais besoin de respirer. D'être ailleurs, ne serait-ce qu'un instant.

Je suis arrivée seule, un peu en retard. La foule était dense, joyeuse, portée par les rythmes d'un groupe funk qui électrisait la scène. Je me suis laissée porter, j'ai marché sans but précis, en profitant de cette impression rare d'anonymat heureux. Et c'est là que je l'ai vu. Il ne dansait pas, ne parlait pas. Il regardait. Souriant. Calme. Un visage que je n'avais jamais vu, mais qui avait quelque chose de familier. Comme une mémoire inventée.

Ce silence qui précède les bouleversements

Il m'a souri. J'ai répondu par un regard, un peu surpris, un peu curieux. On s'est retrouvés côte à côte, sans vraiment savoir pourquoi. Quelques mots échangés, et puis tout est allé très vite, comme si nos corps savaient déjà que c'était le bon moment. On a marché à l'écart, un peu à l'ombre, entre les arbres et les stands de nourriture. Il s'appelait Thomas. Il m'a tendu une bière, on a ri sans raison, on a parlé sans retenue. Pas de faux-semblants. Juste nous, comme deux âmes qui se reconnaissent.

Nos regards se sont accrochés un peu plus longtemps. Il s'est approché. J'ai senti sa main frôler mon poignet, son souffle se mêler au mien. Et sans prévenir, il m'a embrassée. Un baiser fougueux, doux et urgent à la fois. Le genre de baiser qui fige le temps, qui efface la foule, la musique, le monde entier autour. Il n'y avait plus que lui, plus que moi, plus que ce vertige délicieux de se sentir exactement là où il faut être.

Je crois que je n'avais jamais été embrassée comme ça. Comme si j'étais à la fois un secret et une évidence. Comme si on se retrouvait après s'être cherchés trop longtemps. Le concert battait son plein, mais nous étions ailleurs. On s'est assis dans l'herbe, on a parlé de tout, de rien, de nous surtout. Et puis, il y a eu ce moment. Ce genre de silence plein, qui précède les grands bouleversements.

Il m'a raconté ses voyages, ses doutes, ses envies. J'ai parlé de mon envie de changer de vie, de ralentir, de vivre plus vrai. Il m'a dit qu'il cherchait quelqu'un avec qui se taire sans gêne. Je lui ai répondu que j'adorais le silence... quand il est partagé. Il m'a dit qu'il cherchait quelqu'un avec qui se taire sans gêne.

L'éclair d'un été

On s'est revus. Un café, une balade au parc, une soirée dans un bar où il connaissait tout le monde. J'aimais son naturel, sa façon d'être à la fois là et déjà un peu ailleurs. Mais rapidement, j'ai senti que quelque chose en lui résistait. Une distance subtile, un fil invisible entre ce qu'il donnait et ce qu'il retenait.

Et puis, sans heurt, sans rupture, c'est devenu flou. Les messages sont devenus rares. Un appel manqué. Une réponse trop lisse. J'ai senti le vent tourner. J'ai essayé d'en parler, il m'a dit qu'il était débordé, qu'il ne savait pas trop. Et j'ai compris.

Certaines rencontres n'ont pas besoin d'avenir

Thomas n'était pas un chapitre à écrire, c'était une ligne entre deux pages. Une virgule. Une respiration. Mais ce baiser, lui, reste. Il est intact dans ma mémoire. Comme une photographie intérieure, que je ressors parfois quand j'ai besoin de me rappeler que je peux encore vibrer, encore aimer, encore être surprise. Il m'a laissée avec l'envie. L'envie de vivre plus fort. D'oser plus souvent. De sortir de ma routine. Il a réveillé quelque chose.

Je ne lui en veux pas. Il était là pour un instant. Un été. Un éclair dans ma vie. Et moi, j'ai continué mon chemin. Avec un cœur un peu plus grand, un peu plus ouvert.

Certains regards valent des promesses. Et certaines rencontres n'ont pas besoin d'avenir pour avoir du sens. Thomas, si tu me lis, je serai à l'édition 2025.

 

Et vous, quelle est votre histoire ?

Qu'elle soit heureuse ou triste, romantique ou insolite, racontez-nous votre histoire !
Écrivez-nous à angersmaville@additi.fr pour nous confier votre témoignage.

RETROUVEZ TOUTES NOS RUBRIQUES

Retour en haut