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Émoussé, le leader angevin assure l'essentiel... |
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En prolongeant de la tête ce corner de Jonas Pessalli, Jérémy Hénin a ouvert le score. Un but contesté par les Castelroussins. © Joël Le Gall
Ligue 2. Angers - Châteauroux : 1-0. Une première mi-temps correcte, une seconde plus difficile mais à la clef, une victoire. Au terme d'une semaine éprouvante, le Sco a donc livré une copie moyenne mais suffisante pour gagner.
On jouait la 25e minute. Le Sco, dominateur jusque-là, obtenait un corner. Frappé par Pessalli, il était prolongé par Hénin. Bonnefoi battu, c'est De Freitas qui repoussait le ballon de la tête, pensant sauver son camp. Seulement, l'arbitre assistant estima que le cuir avait entièrement franchi la ligne. But donc, et grosse colère des Castelroussins. Après le match, l'ire de Didier Tholot était toujours aussi palpable : « Jusqu'à preuve du contraire, il faut que le ballon soit entré entièrement pour qu'il y ait but ! » A dire vrai, il est bien difficile de se faire une opinion tranchée sur cette action, les images de la télévision n'apportant pas de franche réponse.
Jérémy Hénin, en tout cas, savourait : « J'ai pour habitude de partir au premier poteau, souvent pour me sacrifier pour les autres joueurs derrière. Là, Jonas (Pessalli) le tire bien et... »
Ce but aura donc suffi au bonheur angevin. Des Angevins qui peuvent néanmoins regretter de ne pas avoir enfoncé le clou. « On a eu les grosses occasions pour tuer le match (en seconde mi-temps) mais on ne l'a pas fait », maugréait Stéphane Moulin. La faute à un manque de lucidité face au gardien mais aussi à un souci de coordination entre passeur et joueur faisant l'appel en profondeur. À l'arrivée, trop de déchets dans la dernière passe et de positions de hors-jeu. « Il faut savoir analyser pourquoi on n'a pas su prendre le large, tempérait le coach du Sco. Je donne rarement d'excuses aux joueurs mais on en a tellement aujourd'hui que je vais pencher pour ça sur ce match. » Allusion aux nombreux blessés (7) et au manque de fraîcheur lié au match de mercredi. Au fil des minutes, les deux heures passées sur le terrain face à Lens ont clairement pesé dans les jambes.
Moulin : « Des mecs qui ont la dalle »
L'entame de match avait pourtant laissé entrevoir des enchaînements intéressants. Finalement positionné en 4-2-3-1, le Sco avait trouvé quelques brèches dans un bloc berrichon résolument prudent. Keita rayonnait dans l'entre-jeu et les milieux offensifs étaient remuants. Seulement, les Angevins manquèrent trop souvent de justesse technique à l'approche de la zone de vérité, à l'image des nombreux centres de Gamboa ne trouvant pas preneur.
Le temps passant, cette domination territoriale angevine s'atténua. Après la pause, le match tomba même dans un faux-rythme. Et le Sco, ne sachant profiter des espaces dans le dos de la défense castelroussine, ne demeurait pas à l'abri. La défense faisait néanmoins bonne garde même si Malicki dut s'étendre de tout son long pour éviter une égalisation de Tainmont. Son équipe accusant clairement le coup physiquement, Stéphane Moulin renforça même son bloc dans les dix dernières minutes, Thomas faisant son apparition devant la charnière centrale. « Son entrée nous a fait un bien énorme. Parfois, il faut savoir faire des choix pour rendre l'équipe plus sereine. » Et le coach de conclure : « Les joueurs sont allés au bout d'eux-mêmes. Cela ressemble étrangement à la saison dernière, avec des joueurs différents. Chacun s'imprègne de l'état d'esprit que l'on souhaite au Sco. Je vois des mecs qui ont la dalle. » Cette fameuse dalle angevine est toujours au goût du jour. Tant mieux.