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Alexandre Letellier sous le feu des projecteurs... |
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Alexandre Letellier, ici avec Traoré et Manceau (de dos), va démarrer cette deuxième moitié de championnat dans la peau de titulaire.
© Franck Dubray
Racing Besançon (CFA2) - Angers (L1) : 1-3. Titularisé et auteur d'une prestation solide dans le Doubs, l'ex-doublure de Butelle va désormais siéger aux premières loges en championnat.
Adossé à la tribune du stade Léo-Lagrange, Alexandre Letellier refait le match en sortant de la douche. Ressasse sa prestation en compagnie de son papa, qui a posé un regard bienveillant sur lui depuis les travées. « On débriefe sur ce qui a été bien et moins bien, note le portier arrivé à Angers en 2010. J'ai la chance d'avoir un père qui ne me monte pas la tête et me dit la vérité. »
Mais il n'y avait pas que les yeux de la fratrie Letellier tournés sur le dernier rempart du Sco. Ceux du staff angevin l'étaient également. « C'est vrai qu'il fallait que je prouve des choses », reconnaît le joueur de 25 ans.
« J'ai faim de temps de jeu »
Et pour cause. Après le départ de Ludovic Butelle, la place dans le but était laissée vacante. Mais la nouvelle hiérarchie n'a pas mis bien longtemps avant d'être établie. C'est désormais au tour de son ancienne doublure de reprendre le flambeau, comme l'affirmait le manager général Olivier Pickeu, samedi soir avant la rencontre. « C'est vrai que j'y ai pensé pendant toutes les vacances, admet le Parisien de naissance. C'est une grande marque de confiance de la part du club. J'ai maintenant envie de la lui rendre avec des copies propres. »
Ce qui a été fait à l'issue du premier examen, dans le Doubs, passé sans encombre. Sans rature. Une claquette par-ci. Une main ferme par-là. Et surtout un pénalty détourné à un moment clé.
« J'ai essayé de déstabiliser le tireur en bougeant sur ma ligne, en allant marcher sur le point. C'est le premier que j'arrête sur trois. J'ai eu la réussite, tant mieux. » Et ce n'est pas le but concédé en fin de match qui viendra noircir le tableau.
Rien de tel, donc, pour envoyer un signal fort envers le staff et ses partenaires. « Il a fait un très bon match. Je suis heureux pour lui, déclarait Stéphane Moulin à son égard. À chaque fois qu'il a joué avec nous, il a fait de bonnes prestations. Il a toujours été présent quand on avait besoin de lui. Ce soir (samedi), il n'a fait que confirmer cela. »
Confirmer en championnat, c'est d'ailleurs ce que devra réaliser celui qui a disputé jusqu'alors 21 rencontres sous le maillot de l'équipe fanion. Toutes en Ligue 2 ou lors des coupes nationales. « Ça fait un moment que j'attends ça. J'ai faim de temps de jeu. J'ai envie de découvrir la L1, de croquer dedans, piaffe le joueur formé au Paris SG. À moi de faire ce qu'il faut pour garder ma place. » Et également d'emboîter le pas de Ludovic Butelle, portier de la deuxième meilleure défense de L1, avec seulement 11 petits buts concédés en 19 sorties.
Une pression supplémentaire ? « C'est une pression positive et une motivation », lançait l'Angevin, samedi, à l'issue de son deuxième match de la saison avec les pros, après Tours en Coupe de la Ligue (0-1). « Être le numéro 1 nécessite encore plus d'implication, de concentration. Et le fait de se tirer la bourre avec Denis (Petric) me fera progresser. Désormais, je n'ai qu'une hâte : être le week-end pour fouler les terrains. »
Encore cinq jours de patience, avant le grand saut dans la Ligue 1, samedi face à Caen. Sous le regard du papa, qui devrait encore veiller au grain.