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Pour les Angevins, un seul but, rebondir... |
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De retour dans les buts du Sco, après une blessure, Grégory Malicki devra résister aux attaquants provençaux. © Blandine Lempérière.
Ligue 2. Angers - Arles-Avignon (vendredi, 20h). Face à une formation sudiste requinquée par un succès sur Lens, le Sco se doit d'effacer la parenthèse corse.
C'était vendredi dernier à Bastia. Un troisième match en une semaine, un second déplacement en trois jours et un voyage galère. « Nous n'avons pas montré notre vrai visage. » résumait Stéphane Moulin après une défaite presque programmée. « Il n'y avait pas de mouvements chez nous. » ajoutait Karim Djellabi. « Nous avons manqué de présence et de mental. » concluait Claudiu Keserü. Le Sco s'est donc planté en Corse. Un dérapage avec circonstances atténuantes.
Contre Arles-Avignon, ce soir, quelle que soit l'issue du débat, il n'y en aura pas. Ce sera donc un mini-passage au révélateur. Le Sco doit retrouver et le fonds et la forme devant les Provençaux après cette parenthèse insulaire. Reprendre ses fondamentaux qu'il n'a pas perdus d'un coup. Revivre un élan avec de l'allant. Bref, repartir sur un jeu collectif qui est son fonds de commerce depuis le début de la saison. Et tenter bien sûr de le concrétiser face à une formation provençale qui était un peu à la peine, avant d'infliger un 3-0 retentissant au Lens de Jean-Louis Garcia.
Cela dit, les Avignonnais ne sont pas non plus des conquérants de l'impossible à l'extérieur (deux défaites, deux nuls). « Nous allons chercher justement à confirmer notre victoire face aux Artésiens. Nous savons qu'Angers a une équipe solide et athlétique. Nous les avons supervisés deux fois. C'est du costaud. Nous chercherons donc à nous imposer pour la première fois à l'extérieur. » lâche l'entraîneur de l'ACA, Faruk Hadzibegic.
Le Sco est donc prévenu. Il doit donner tous les signaux pour indiquer que son revers à Bastia était un accident. Un simple accident de parcours. Pour changer un peu les habitudes, Stéphane Moulin a emmené son groupe à Jean-Bouin, hier en fin d'après-midi, pour un entraînement à huis clos. « Des petits trucs nouveaux, qui cassent la routine, c'est bien parfois. J'espère que nous aurons retrouvé de la fraîcheur. » traduit l'entraîneur angevin qui a des inquiétudes concernant Hénin (genou) et Hiaumet (mollet). « Nous avons perdu un match, cela arrive. Maintenant il faut passer à autre chose. Il faut rebondir, notamment dans le contenu, devant un adversaire qui arrive de L1, qui a conservé à 70 % son effectif, qui est dangereux et expérimenté. J'espère simplement que, cette fois, nous serons à l'heure. »
Il n'y a pas de raison majeure sur ce coup-là . Les Angevins, ont passé leur semaine à se régénérer, à évacuer la fatigue et l'usure. Ils sont conscients de l'importance de cette rencontre, car ils ne sont pas lâchés au classement, mais ils ne sont pas non plus bien loin de la ligne rouge. « Il nous manque quelques points sur des matches que nous aurions dû gagner, comme à Boulogne. Cela aurait une autre allure, évidemment si nous les avions pris. » ajoute encore Stéphane Moulin. « Ce n'est pas catastrophique mais... » Le reste de la phrase est simple à trouver.
J.-F. C.
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Angers - Arles - Avignon, ce soir (20 h) stade Jean-Bouin
Arbitre : Abdelali Chaoui
Angers : 1. Malicki (cap.) - 19. Fall, 21. Couturier, 4. Hénin, 17. Djellabi - 7. Auriac, 18. De Freitas - 20. Diers, 10. Charbonnier - 9. Keserü. Remplaçants: 16. Hiaumet (g.), 5. Gillet, 29. Manceau, 24. Gomez. Entraîneur: Stéphane Moulin
Arles-Avignon : 1. Laurenti - 2. Souissi, 4. Baldé (c.), 5. Soro, 3. Elie - 8. Landrin, 6. Aït Ben Idir, 7. Rocchi - 23. Draman, 9. Pieroni, 25. Savanier ou 10. Gigliotti. Remplaçants: 30. Yattara (g.), 12. O. N'Diaye, 17. Ayasse, 14. Najih, Gigliotti ou Savanier. Entraîneur: Faruk Hadzibegic.
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Actionnariat de la SASP du Sco. Le tribunal de commerce de Paris devait statuer hier sur le différend opposant Willy Bernard et Jean-Pierre Benoist concernant les actions de Loft. Ce dernier, en effet, a obtenu une subrogation pour les 25, 68 % détenus par la société toulousaine en liquidation judiciaire ainsi que pour les 6,8 % rétrocédés à l'actuel et toujours président du Sco. Les avocats de Willy Bernard ont demandé et sans doute obtenu un report.
D'autre part, 480 000 € de l'augmentation de capital ont été placés sur un compte-séquestre. Pour les uns, un dépôt de garantie normale avec l'aval de l'administrateur judiciaire, selon les actuels dirigeants angevins. Pour les autres, à la demande des investisseurs locaux emmenés par Jean-Pierre Benoist. Ceux-ci ont également demandé l'annulation de la dernière assemblée générale des actionnaires et de ses décisions, c'est-à -dire de la recapitalisation effectuée.
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