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Jean-Louis Garcia contre le Sco, c'est nouveau... |
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Jean-Louis Garcia va accueillir les Angevins au stade Bollaert, son nouveau terrain d'expression. © Blandine Lempérière.
Ligue 2. Lens - Angers, demain soir. En Artois, les Angevins vont retrouver leur ancien mentor. L'entraîneur lensois revient sur un début de saison délicat, sur la bonne passe actuelle et sur son ancienne équipe.
Jean-Louis, votre équipe lensoise a eu un début de championnat compliqué, vu de l'extérieur. Qu'est ce qui ne collait pas ?
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Tout simplement, il y a eu beaucoup de choses nouvelles. 14 joueurs sont partis, 10 sont arrivés. Le groupe était traumatisé par la descente. Il a fallu restructurer tout cela mentalement. Nouveau système, nouveau projet, nouveau staff, tout cela ne pouvait pas se mettre en place en quelques jours. Il fallait trouver une cohésion, consolider le groupe ce qui a été fait sur le tard avec les arrivées de Berenguer et de Ben Saada. En plus, certains pensaient encore à un transfert en Ligue 1 et avaient un peu la tête ailleurs. Donc nous n'étions pas prêts. Nous avons manqué aussi de réussite comme contre Reims ou Istres. Par contre tout ne fut pas à jeter. Nous sommes, par exemple, en 8e de finale de la Coupe de la Ligue en ayant éliminé une L 1, Evian.
Depuis, vous avez repris votre marche en avant et, tout compte fait, vous n'êtes qu'à trois points du podium. L'opération remontée est donc bien lancée ?
On reste sur trois victoires et un nul. On commence à récolter les fruits du travail consenti. Nous sommes beaucoup mieux actuellement. Nous avons trouvé notre défense type et nous ne prenons plus de but. Tout est mieux cadré désormais. Et la saison est lancée.
Vous devez toujours avoir un oeil sur l'équipe angevine. Comment la trouvez-vous, cette saison ?
Je ne veux pas porter de jugement. Le Sco marque beaucoup, comme en fin de saison dernière. Ce qui est plus étonnant, c'est que la meilleure défense de l'an passé encaisse beaucoup. C'est une question d'équilibre global, délicat à trouver sans doute. Cela dit, Angers est pour moi une des meilleures formations de L2 quand elle est au complet. Il y a une qualité collective indéniable et un vécu commun important.
Le Sco, c'est une formation qu'en fait vous avez construite et forgée lorsdes derniers exercices. Elle n'a que peu changé au niveau effectif. Vous êtes donc le mieux placé pour savoir comment la prendre en défaut, demain soir, non ?
Individuellement, c'est vrai, je connais tous les joueurs par coeur. Mais le risque est de ne pas me préparer à être surpris. Alors, je me prépare. Car on ne sait jamais. De plus, si je connais vraiment bien le Sco, les Angevins aussi me cernent parfaitement. Ils savent ce que je demande. Et puis si Stéphane Moulin a joué la continuité, il a aussi apporté sa patte personnelle. Donc... Vous avez croisé Jean-Louis Lima (Ndlr : son superviseur) à Monaco, ce n'est pas un hasard.
Il y aura un petit côté émotionnel, de part et d'autre d'ailleurs. Vous y avez pensé ?
Oui, ce sont des retrouvailles. Mais nous sommes avant tout des compétiteurs. Et on va jouer ce match pour le gagner. Comme Angers. Je crois que ce sera une rencontre intéressante, sans mauvais esprit dans un Bollaert où il y aura encore 25 000 spectateurs. Et il faudra laisser, le temps du match, l'affectif et les souvenirs de côté.
Jean-François CHARRIER.
Les Angevins se rendront aujourd'hui à Lens en train. Par contre, ils partiront à Bastia le vendredi matin par avion avec un vol privé en partance d'Angers-Marcé, avec retour dès la fin du match.
Le Sco pourrait effectuer un match amical contre les Girondins de Bordeaux, le 8 octobre, lors de la prochaine trêve internationale.
Ouest-France