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Charles Diers : « La montée, c'est du concret car on la joue »... |
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Charles Diers a profité des blessures de certains pour s'imposer dans le groupe angevin cette saison. © Jérôme Fouquet
Angers Sco. Buteur au stade Louis II contre Monaco, le milieu de terrain est le joueur de champ le plus utilisé cette saison en championnat. Ce qui n'était pas forcément évident au moment de débuter la saison...
Entretien.Charles Diers, milieu d'Angers Sco.
Vous êtes le joueur de champ le plus utilisé à Angers (28 matches) et vous avez toujours été appelé dans le groupe en championnat. Quel est votre secret ?
Premièrement, je ne me suis jamais blessé donc je reste disponible. Par rapport au début de saison, ce n'était pas prévu que je joue autant dans la tête du staff. J'étais le cinquième choix. Je savais que ça allait être dur mais j'ai réussi à montrer que j'étais là avec mes entrées en cours de match, j'ai donné envie au coach de faire appel à moi. Aussi, je ne prends pas de carton et j'ai également profité des blessures des autres.
Votre profil différent des autres joueurs de couloir ne fait-il pas votre force ?
C'est une force ou une faiblesse selon l'adversaire. C'est une corde différente pour le coach. J'ai un profil qui permet peut-être d'équilibrer un peu plus l'équipe défensivement mais avec moins de percussion et de vitesse en attaque. C'est bien, car si tu as 4 joueurs pareils au même poste, ça n'a aucun intérêt.
À plusieurs reprises vous avez joué en 6 (milieu défensif) cette saison, est-ce un poste d'avenir pour vous ?
C'est la première année où on me met à cette place. Par le passé, j'avais joué latéral ou en 9 et demi. C'est un poste où je me sens bien mais qui est complètement différent. Y évoluer plus souvent dans le futur ? Pourquoi pas, je ne suis pas obtus. Par rapport à mon profil qui fait que je pars de loin, ça me plaît. Le coach m'a dit qu'il ne me voyait pas comme un titulaire dans cette position mais comme quelqu'un qui pouvait être amené à dépanner. En tout cas, ça ne me fait pas peur si un jour je ne devais plus évoluer sur le côté.
Un mot sur ce match de Monaco, où vous avez enfin pris un point contre une équipe de tête...
Je me suis senti bien et ouvrir le score d'entrée fait que tu rentres bien dans le match. On a su faire preuve d'efficacité mais c'était compliqué, surtout en fin de match. Notre défense a été mise à rude épreuve. Dans l'impact physique, j'ai ressenti un peu la même chose que contre Nantes. Dans les duels, notamment de la tête, ils étaient impressionnants. À la fin, les gars étaient rincés. Mais prendre un point là-bas, c'est positif pour la suite. Je reste un peu mitigé néanmoins. Quand tu fais un nul contre Dijon et que tu reviens à la fin, ça a le goût d'une victoire. Mais quand tu mènes deux fois à Monaco, tu te prends à l'idée de remporter le match. Après, il ne faut pas manquer d'humilité car Monaco est programmé pour la montée. C'est bien de décrocher le nul car on nous a souvent répété que nous n'étions pas capables de prendre des points contre les gros, même s'il n'y avait pas de psychose par rapport à ça.
La montée, c'est du concret pour vous ou c'est encore à l'état de rêve un peu fou ?
C'est concret parce qu'on est dedans, on la joue. Aujourd'hui, ne sommes pas en position mais on est à l'affût, en outsider. Un rêve, ça relève souvent de l'impossible mais là, mathématiquement, c'est loin de l'être (impossible). On va jouer des concurrents directs, on est à portée de points d'eux donc c'est quelque chose d'envisageable même si ce sera très compliqué.
Recueilli par
Valentin MARCINKOWSKI. Ouest-France