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Angers Sco : les investisseurs locaux prêts à recapitaliser... |
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Jean-Pierre Benoist, Bernard Blot, Luc Germond et Régis Vincenot proposent une recapitalisation du club. © Sébastien Aubinaud
Le quatuor d'investisseur angevin a fait savoir hier qu'il était disposé à suivre l'augmentation de capital d'Angers Sco annoncé par l'actionnaire majoritaire.
Willy Bernard ne marche pas seul. Voilà le message qu'ont souhaité adresser les quatre investisseurs locaux (Jean-Pierre Benoist, Bernard Blot, Luc Germond et Régis Vincenot) hier midi en conférence de presse. Surpris d'être écartés de l'éventuelle recapitalisation du club, ils n'entendent pas abandonner leur projet. « Que M. Rousseau (l'administrateur judicaire en place actuellement) ne nous oublie pas. Les investisseurs que je représente ont les capacités financières pour que le Sco ait une activité pérenne en Ligue 2 » indique clairement l'avocat Me Boisnard. Pour ce faire, les investisseurs locaux, détenteurs de 45 % des parts du club, sont prêts à participer à la recapitalisation à hauteur des besoins estimés. Mais pas à n'importe quelles conditions. « Evidemment qu'on ne recapitalisera si Angers Sco descend en National » souligne Jean-Pierre Besnoit, l'ancien président de Saumur.
A la veille d'un grand oral devant la Direction nationale de contrôle de gestion, cette annonce pourrait sembler une bonne nouvelle. Seul hic, le dialogue entre les investisseurs locaux et le club est au point mort. Et à Me Boisnard de poursuivre : « J'ai écrit plusieurs fois à l'administrateur mais il ne m'a pas toujours répondu. Nous sommes surpris de ne pas avoir d'informations alors même qu'en la personne de Bernard Blot, nous avons un historique du club qui détient 20 % du capital ». En attendant la décision de justice concernant les 6,80 % des parts de Loft, les actionnaires minoritaires se veulent confiants dans la bataille qu'ils mènent face à l'actuel président. « On voit mal comment Willy Bernard pourrait rester à la tête du Sco » assène l'avocat.
Pourtant, le risque de voir le contrôle du club leur échapper existe. En effet, si les investisseurs s'engagent financièrement devant le gendarme financier de la Ligue, le quatuor ne pourra pas faire machine arrière. Mais cette éventualité, Jean-Pierre Besnoit est prêt à l'assumer : « On prend des risques parce que le football est une passion. Angers Sco est une institution départementale. On n'a pas le droit d'être indifférent à sa situation. Et si on peut le sauver, on le fera. »
Nicolas MILLET.
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