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Un Angevin, Emmanuel Linget, pilote la reprise du Sco... |
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Mandaté dans un premier temps par le groupe Lisevel, Emmanuel Linget a intégré la structure qui s'occupe du rachat. Si l'affaire se finalise, il sera le nouveau président du Sco.
Si les repreneurs sont suisses, c'est un Angevin, directeur d'une société financière de courtage, qui devrait prendre la présidence du club. Il dirige actuellement la structure chargée du rachat.
Si le fonds d'investissement helvétique Lisevel, basé à Genève, finalise le rachat du Sco dans les jours prochains (voir Ouest-France d'hier) c'est un Angevin de 36 ans, Emmanuel Linget, directeur général d'Eco'System finance, une société de courtage internationale, qui prendra la présidence. Cet ancien étudiant en informatique, qui passa une dizaine d'années dans le domaine de l'art en organisant des expositions (au Louvre, en Angleterre, Hollande, Allemagne et Italie) qui a fait son apprentissage dans le management avant de passer à la finance, pilote actuellement pour le compte des Suisses les tractations qui ont été établies avec l'actionnaire majoritaire actuel, Willy Bernard.
Angevin d'origine, il l'est toujours puisqu'actuellement ce père de deux enfants vit dans la campagne, près de Brissac-Quincé. « Le fait que je sois de la région n'a pas joué dans la décision. J'ai d'abord été mandaté par le groupe Lisevel, pour prendre des renseignements, puisque j'étais du coin. Ensuite, j'ai intégré la structure chargée de la reprise. Les Suisses ont misé sur la possibilité de continuer à faire évoluer le club de manière positive, avec en ligne de mire bien sûr, une accession à la Ligue 1 dans les deux ou trois ans. »
 L'homme fort du dossier de reprise qui dirigera donc Angers Sco, avec un conseil d'administration composé de représentants suisses, si l'affaire va à son terme, confirme également que le changement se fera dans la continuité, sur le plan sportif. « Il y aura des nouveaux dirigeants. Donc un encadrement neuf. Nous miserons sur une gestion transparente. Mais au niveau sportif, nous ne changerons rien. Pourquoi changer d'ailleurs ce qui fonctionne très bien. Il n'y aura aucun chamboulement.»
La structure en place restera donc semblable, avec Olivier Pickeu comme manager général et Stéphane Moulin comme entraîneur, secondé par Serge Le Dizet. Emmanuel Linget le confirme donc. « Il s'agit pour nous, avant toute chose, d'un challenge d'entreprise. Même si le sportif sera primordial, bien évidemment.» L'homme n'est pas un ancien footeux. Donc, il déléguera.
Son plaisir dans le sport, cet ancien coureur de demi-fonds à l'Entente Nord-Anjou le trouve plutôt le long des routes, dans les semis ou marathons, dans les courses hors stade. Même s'il avoue ne plus trop avoir le temps d'assurer son loisir préféré. « Nous recapitaliserons le Sco afin de lui donner une base financière solide. Nous sommes bien évidemment informés du déficit actuel qui sera pris en compte lors de la finalisation des tractations. Nous attendons donc, pour faire une proposition adaptée. »
Emmanuel Linget et le groupe suisse sont également au courant du méli-mélo concernant les parts du groupe toulousain Loft. Ils suivent cette affaire de très près. L'augmentation de capital prévu ensuite servirait aussi à assoir leur actionnariat majoritaire. Si la vente se conclut, le fonds d'investissement helvétique Lisevel, un groupe pour le moins discret et qui entend le rester jusqu'à la finalisation, se dévoilerait alors en donnant toutes les informations le concernant et en définissant également sa politique concernant Angers Sco.
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