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Gomez, le Diego angevin est de retour... |
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Diego Gomez a retrouvé la compétition, samedi, avec la CFA2. © Sébastien Aubinaud
Ligue 2. Blessé depuis début janvier, le milieu argentin a renoué avec la compétition samedi, avec la réserve. Une mi-temps durant. Suffisant pour recouvrer du plaisir, des sensations et se rassurer sur l'état de son genou.
Samedi, 15h. Diego Gomez refoule enfin la pelouse du stade Jean-Bouin. Pas avec l'équipe fanion mais avec la réserve. Dans l'immédiat, cela suffit à son bonheur. « Ça faisait longtemps que je n'avais pas goûté à la compétition, je suis content. » Il ne restera que 45 minutes en jeu. Sa sortie à la pause suscita même quelques craintes chez les supporters. Diego rassure: « C'était prévu au niveau médical. Je n'ai d'ailleurs ressenti aucune douleur. » Son genou droit qui le tiraillait depuis le début de saison, le laisserait-il enfin tranquille? « Je l'espère fortement. »
11 passes décisives la saison passée
Car si l'Argentin sait que « la blessure fait partie du métier », il piaffe d'impatience à l'idée de venir donner un coup de main - ou plutôt son coup de patte - à ses coéquipiers. Lui, auteur de 11 passes décisives (dont six sur coups de pied arrêtés) la saison passée, ronge son frein depuis de longues semaines. Depuis le match à Tours, le 21décembre, où pour la seconde fois en huit jours, il avait dû quitter ses partenaires au bout d'une grosse demi-heure, par choix tactique, le Sco étant rapidement réduit à 10 (expulsions de Diallo face à Auxerre et de Couturier en Touraine). Auparavant, il n'avait pas eu l'influence de l'exercice précédent, ne délivrant notamment qu'une passe décisive (lors du succès à Ajaccio 1-0). « J'ai vécu une première partie de saison frustrante, confie-t-il. Je voulais être dans la continuité de l'année dernière mais mon genou était douloureux depuis juillet. Je n'étais qu'à 70 % de mes moyens. »
Alors, l'ancien Gueugnonnais veut rattraper le temps perdu, apporter sa pierre à l'édifice. « Il y a encore du boulot mais j'espère retrouver très vite mon vrai niveau pour aider l'équipe à réaliser quelque chose d'incroyable. C'est super ce qu'elle fait. On n'est encore pas trop loin du podium, on est conscients qu'il y a un truc à jouer. Mais il ne faut pas se précipiter, rester concentrés sur le travail, penser seulement au match suivant. » Le suivant, ce sera vendredi à Monaco. Avec Diego Gomez? « Je pense que ce sera encore un peu juste mais si le coach a besoin, je serai là. »
Le lutin argentin (1,64m) ne veut pas brûler les étapes mais si le physique tient le coup, il sera (très) rapidement une option supplémentaire pour Stéphane Moulin. Sa qualité technique, sa capacité à délivrer les bons ballons (sur coups de pied arrêtés et dans le jeu), sa facilité à éliminer l'adversaire, son expérience (29 ans) seront autant d'atouts pour un Sco à l'animation offensive souvent moins fluide qu'en début de saison. L'arrivée du printemps et donc probablement le retour de terrains moins lourds devraient lui convenir. « Pour moi et pour toute l'équipe, cela devrait être positif, estime l'Argentin. On est une équipe qui joue au ballon, qui aime le faire circuler. » Quand le Sco s'appuie sur cet atout collectif, il peut devenir redoutable. Surtout si son Diego retrouve son top niveau.