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Et maintenant, il faut escalader les Ardennes

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photo battus 1-3 lors du match aller en octobre dernier à jean-bouin charbonnier, ici aux prises avec pierrick valdivia, et les angevins étaient passés au travers. a ne pas rééditer ce soir.  © blandine lempérière 1

Battus 1-3 lors du match aller en octobre dernier à Jean-Bouin Charbonnier, ici aux prises avec Pierrick Valdivia, et les Angevins étaient passés au travers. A ne pas rééditer ce soir. © Blandine Lempérière

Ligue 2. Sedan - Angers. Après morne plaine en Picardie, le Sco va devoir affronter un tout autre obstacle dans l'Est. Avec un nouveau risque de chute.

Il reste 13 matches... Il en reste 12... Et maintenant, il en reste 11. Après chaque coup dur, chaque revers, chaque contre-temps, le refrain est le même, côté angevin. Il en reste... il en reste jusqu'au jour justement où il n'en restera pas assez. La ritournelle se veut positive. C'est logique. Mais le Sco reste dans une spirale négative et infernale. La dernière victoire des Angevins (2-0 face à Metz) date du 20 décembre. Depuis, les coéquipiers de Malicki n'ont pris que 4 points sur 27 possibles. Ils ne font plus du surplace mais ils régressent. Au point d'être maintenant au niveau du Mans mais aussi de Monaco, le premier relégable.

 

La descente au sous-sol n'a même pas été freinée par les deux matches en retard que comptaient les Angevins, qui espéraient bien, à la faveur de ces 6 points à prendre, se redonner de l'air. C'est raté. Dans l'escarcelle contre les Monégasques et les Picards, deux estropiés du championnat, zéro pointé. Et plus aucun joker à l'horizon alors que l'encéphalogramme angevin reste très plat.

Comment une équipe angevine aussi mièvre dans la platitude amiénoise pourrait-elle soudain élever son niveau de jeu pour donner une réplique digne de ce nom à une formation sedanaise autrement calibrée et qui est toujours sans la course à la montée, même si à domicile elle connaît quelques ratés avec 4 nuls et 4 défaites. En se remobilisant tout simplement et en ayant à l'esprit qu'un match ne ressemble jamais à un autre. « À Sedan, c'est déjà perdu pour nous, aux yeux de tout le monde. » précise simplement David De Freitas. Sous entendu, il n'y a rien à perdre...

« Nous ne sommes pas sans caractère. À nous de le prouver. » lance, à ce sujet, Yves Deroff. Il est vrai ses coéquipiers ne peuvent guère faire pire que mardi. « Ce match, c'est du passé. C'est regrettable mais on ne peut plus rien faire. C'était un 4e match en peu de temps. Il n'y avait pas de jambes. Il faut donc retrouver de l'allant, de la solidarité, du volume et de l'envie. » estime, pour sa part, Stéphane Moulin, qui attend de son groupe, une autre production chez un autre adversaire. « À Amiens, nous n'étions pas à notre niveau. Nous sommes néanmoins restés soudés. Nous en avons parlé. Nous sommes conscients de cette réalité, même si nous avons eu des cirscontances contraires. (Ndlr : deux expulsions). Mais nous ne nous cachons pas derrière cela. »

Pour lui, la claque prise en Picardie est l'addition de petits détails. « Pour effectuer une production haut de gamme, il faut de la confiance et aussi de la fraîcheur physique. Là, nous enchaînons avec un effectif qui n'est pas homogène, physiquement parlant. On accélère souvent les reprises des joueurs après blessures. On n'a pas de temps. Il y a disparité et quelque fois on peut le payer. Il y a moins de physique, donc moins de mental. Tout est lié. »

Les petits moins pour un gros rien se seraient donc accumulés au stade de La Licorne. « Je le pense. La manière m'a chagriné. Nous allons rectifier et afficher autre chose. » Le Sco a tout intérêt, effectivement, devant les Sedanais, à ne pas tendre l'autre joue. À laisser faire.

Dans les Ardennes, Stéphane Moulin titularisera sans doute Zoro si celui-ci est apte et il devrait faire rentrer De Freitas et Frikèche dans un onze de départ en 4-4-2. Autre possibilité pour l'entraîneur angevin, un 4-2-3-1 en laissant le seul Charbonnier en pointe, en rapatriant dans l'axe Gomez et en incluant d'entrée Delporte à gauche. Mais quelque soit le système, Angers ne peut pas en rester là.

 

 

 
Jean-François CHARRIER.   Ouest-France  

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