|
« Chez nous, le Sco est une affaire de famille ! »... |
1
« Ils vont gagner ! » Corinne et Frédéric Roger, les parents, Matthieu, Marie, Thomas et Pierre, leurs enfants, en sont persuadés.
Le grand-père paternel, déjà, ne ratait aucun match. Toute la famille Roger a suivi. Demain, elle retrouvera sa place favorite, dans la tribune Saint-Léonard. Pour la victoire, bien sûr !
Â
« L'instant que nous attendons tous, c'est le but ! Là où tout le monde exulte, où on se tape dans les mains, où on s'embrasse... » Les Roger s'y voient déjà : « Ouvrir le score et y croire jusqu'au bout ! »
La famille, « 100 % angevine », domiciliée en centre-ville, assume sa passion et s'en amuse. Elle vient de loin, du grand-père paternel qui emmenait son fiston à Jean-Bouin. « Depuis tout petit, j'entends parler des joueurs du Sco, des vedettes comme Dubaële, Gbobarczick, Schlosta, des gars qui jouaient en équipe de France. »
La demi-finale de 1969
Frédéric Roger, 54 ans, directeur des achats, se souvient d'un match en particulier : la fameuse demi-finale de coupe de France, en 1969. « J'y étais ! » Angers avait reçu Marseille « dans une ambiance de folie ». Il se rappelle d'un match âpre qui se termine en match nul, zéro à zéro.
Changement de décor, au match retour, à Marseille. « J'écoutais la radio, avec mon père. Le score était de 1 à 1, à la fin du temps réglementaire. Et les Marseillais ont marqué lors d'un dernier corner, dans le temps additionnel, d'une tête dans la lucarne... »
Victoire évidente
Frédéric n'en dit pas plus. C'est son épouse Corinne, 47 ans, assistante maternelle, qui complète : « Et là , le rêve s'effondre ! » Matthieu, 24 ans, Thomas, 23 ans, Marie, 19 ans, et Pierre, 18 ans, les quatre enfants confirment : « Nous avons encore vu les images, lors de la rétrospective des 90 ans du Sco. Nous avons tenu la dragée haute à Marseille ! »
Cette fois, la famille Roger n'envisage que la victoire. Frédéric n'a pas fait la queue six heures, pour obtenir les fameux billets, pour rien. « À l'époque, on s'amusait à faire chuter un gros. Là , on va battre un gros parce qu'on va aller en finale. Ce n'est plus la même chose. Ça se joue sur un seul match et à Angers. » Les quatre enfants sont d'accord : « Notre équipe est solide. Nous avons la meilleure défense de Ligue 2. Les Parisiens vont être surpris. Eux se voient déjà en finale. Heureusement, c'est pour ça qu'on va les battre ! »
À chacun son rituel. Frédéric quittera le domicile conjugal, à proximité de la place de la République, pour prendre sa voiture. Il se garera rue Besnard. Et prendra la passerelle qui enjambe les voies du chemin de fer comme il le faisait, à l'époque, avec son père. « Il est en maison de retraite et suivra le match à la télé. Il sera très ému... » Matthieu, comme d'habitude, prendra un pot avec des amis, place du Ralliement, pour se rendre ensuite à pied au stade.
« Nous y serons une heure avant le coup d'envoi, pour sentir l'ambiance monter. » Après, c'est le but et la fête, forcément. « Nous irons tous en ville pour faire péter le champagne ! »
Jean-Michel HANSEN.
Matthieu, l'aîné de la famille, a même créé son propre site sur le club fétiche de la famille : www.thescoismagic.com
Â