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Les maires disent « oui » au tracé B du tramway |
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Bernadette Caillard-Humeau, élue chargée des déplacements à l'agglo.
Quasi-absence de débat, hier soir au conseil d'agglo, sur le choix de la deuxième ligne dont le tracé type a été adopté. A l'exception de la minorité angevine...
C'est ce qui s'appelle un consensus. Le projet de 2e ligne de tramway reliant Beaucouzé au parc-expo (lire ci-dessous) a obtenu, hier soir, l'aval de tous les maires de l'agglomération. Et le plus heureux, c'est sans doute le maire de Beaucouzé, Didier Roisné : « Je suis content qu'on ait préféré le centre-ville de Beaucouzé à la zone économique Atoll », a-t-il commenté.
Idem pour le maire de Trélazé, qui ne verra pas passer le tramway dans sa ville. Marc Goua a même voulu « remercier » le président Antonini pour la belle compensation qu'il a obtenu : la réouverture de la halte ferroviaire de sa commune. « En tant que fils de cheminot, je suis satisfait. Cette halte rejoindra Angers et permettra aux Trélazéens d'utiliser le tramway. »
« Situation financière alarmante »
Tout va bien dans le meilleur des mondes. Sauf du côté des élus de la minorité angevine. C'est Gilles Groussard qui monte au créneau, en ressuscitant le passé.
« Cette ligne aurait dû être la première, elle le sera en terme de fréquentation. Pour autant, c'est un autre tracé qui a été retenu à l'époque. »
Il parle d'engagements non tenus. « 2010, 2015... maintenant 2020 ou 2025 ! Ce sont les habitants de Belle-Beille et Monplaisir qui sont lésés, car les commissaires enquêteurs avaient fixé à 2015 la mise en oeuvre d'une seconde ligne. »
Il évoque également une « situation financière alarmante » à l'agglo. Laurent Gérault l'avait d'ailleurs dénoncé en marge du conseil : « Depuis 2002, nous n'avons cessé de dire qu'il y a une dérive des coûts du tramway. Les 173 millions annoncés à l'époque sont bien loin des 320 millions atteints aujourd'hui. Cet écart représente le prix d'une seconde ligne ! »
Pourquoi attendre avant de lancer la 2e ligne ? La réponse est claire : « Nous n'avons pas les moyens de démarrer deux lignes », estime Bernadette Caillard-Humeau.
Elle assure que de toute façon, personne ne sera lésé, y compris les habitants d'autres communes comme Saint-Barthélemy, Les Ponts-de-Cé ou Trélazé : « En créant des lignes de bus rapides sur le même tempo que le tramway, l'autre partie de la population aura une offre considérablement renforcée. »