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Olivier Pickeu : " Etre sollicité par Monaco, un honneur mais... "... |
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Olivier Pickeu reste très concentré sur l’intersaison d'Angers Sco. Mais l’intérêt monégasque est très grand. © Philippe Renault
Le manager général d'Angers Sco s'est confié sur l’arrivée de Famara Diedhiou et sur sa relation avec l’AS Monaco.
Olivier, en attirant le meilleur buteur de Ligue 2, le Sco confirme son pouvoir attractif…
On véhicule une image qui donne envie aux joueurs de son profil de venir chez nous. À l’exemple de Jonathan Kodjia par le passé. J’ai senti de suite qu’il était intéressé par notre projet. Il y avait de la concurrence notamment venue d’Angleterre mais on n’a rien lâché. On avait aussi un avantage important, c’est qu’il est en passe d’être naturalisé. L’enveloppe allouée par le président était prévue pour les attaquants : avec Karl (Toko Ekambi) et Famara, on l’a utilisée.
Au cœur de cette période de transferts, un autre dossier fait beaucoup parler : celui vous concernant avec Monaco.
C’est un honneur d’être sollicité par ce club. Mais aujourd’hui, je travaille à 300 % pour le projet pour lequel je suis missionné. Celui du Sco. Pour moi, cette intersaison est mouvementée avec toute cette communication autour de mon cas. Mais je ne la cherche pas, je veux rester concentré sur mon travail. Avec Lens, j’ai pu arrêter la discussion. Pour Monaco…
Être désiré par Monaco, ce n’est quand même pas rien…
Si je vous disais que je suis insensible à un projet comme celui de Monaco, je ne serais pas clair avec moi-même. Maintenant, pour que je puisse m’immiscer dans un projet, il faut que toutes les conditions soient réunies. Ici, à Angers, je les connais. Elles me conviennent et ne me donnent pas envie de quitter ce projet. Ce n’est pas simplement le contrat de travail qui m’importe. À 46 ans, je suis en plein cœur de ma carrière. Ces sollicitations me flattent bien sûr mais pour moi, l’essentiel reste de pouvoir m’exprimer dans un projet.
Cela vous perturbe-t-il dans votre travail au quotidien pour le Sco ?
Je me sens bien, pas mieux ou moins bien qu’avant. Mais il a fallu éteindre les incendies autour de moi car les joueurs s’interrogent forcément. Je continue d’avancer dans mon travail. J’ai senti beaucoup d’enthousiasme et de marques d’affection à mon égard, ça me touche. Je poursuis ma mission et en aucun cas, ma carte personnelle doit passer devant. Je reste tourné sur l’objectif pour lequel je suis payé et pour lequel on me fait une confiance quasi aveugle. Je suis concentré pour faire une grande année 2016-2017, avec le Sco.
Vous serez donc là à la reprise le 30 juin…
Oui. Et je travaille pour que le coach ait un groupe quasi au complet à cette date.