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Étudiants : la coordination nationale à Angers... |
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200 étudiants ont défilé hier après-midi de la place du Ralliement à la présidence de l'Université, rue de Rennes, en passant par le lycée Joachim-du-Bellay.
Samedi très chaud à l'Université, le 28 février. Elle attend plusieurs milliers de visiteurs pour ses portes ouvertes... ainsi que la coordination nationale des étudiants en grève.
Il y a eu comme un flottement. Le bruit a couru, mardi matin, que le président de l'Université refusait d'ouvrir des locaux à la coordination nationale étudiante, qui se réunit ce week-end à Angers. Et ce, pour préserver la tranquillité des portes ouvertes, où près de 7 000 personnes sont attendues samedi. En début d'après-midi, la présidence a démenti : les étudiants venus de toute la France auront bien un amphi et il n'a jamais été question d'autre chose. En tout cas, le mouvement étudiant gagne en puissance : les assemblées générales sont noires de monde. Ils étaient 700, hier, serrés dans un amphi. Et ils ont reconduit le blocus de la fac de lettres jusqu'à mardi prochain, à 90 % des voix.
Au contraire, les troupes s'amenuisent chez les enseignants. Ils étaient à peine 50, hier matin, pour leur assemblée générale de reprise, après la semaine de vacances. « Le blocus de la fac de lettres en a démobilisé certains, » explique Alain Pagano, du Snesup-FSU. Et, sur le campus Droit, Économie, Gestion, presque tous les cours sont assurés.
Une table ronde « de la maternelle à la fac »
Samedi, les enseignants en grève participeront aux portes ouvertes. « Nous n'avons nullement l'intention de les perturber, assure Violaine Bigot, professeur de sciences du langage. Et nous allons, comme chaque année, accueillir et informer les familles. Mais nous nous devons aussi de les alerter et de leur dire : ce qui se passe actuellement à l'Université, ce n'est pas bon. »
Ce mercredi à 18 h, enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur sont invités à une table ronde intitulée : « De la maternelle à l'Université : la casse du service public d'éducation ». Rendez-vous amphi A, à la fac de lettres, bd Lavoisier.
Jeudi après-midi, des universitaires se rassembleront devant la préfecture. « Nous attacherons nos publications aux grilles et lirons nos CV, pour que nos tutelles voient que nous ne sommes pas des fainéants, » poursuit Alain Pagano.