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Anjou. Cinq bonnes raisons de découvrir le musée Jean-Lurçat... |
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L’œuvre inachevée de Jean Lurçat, le Chant du Monde, fait écho à la tenture de L’Apocalypse, exposée au château d’Angers. © DR
À Angers, l’hôpital Saint-Jean accueille un haut lieu de la tapisserie contemporaine. Des collections rares et uniques avec, en point d’orgue, le Chant du Monde signé Jean Lurçat. Une œuvre inachevée qui fait écho à la tenture médiévale de L’Apocalypse, visible au château du roi René.
1/ Pour son Chant du Monde
À Angers, la grande salle des malades de l’ancien hôpital Saint-Jean, dans le quartier de la Doutre, présente un « spectacle » qui laisse sans voix. Le Chant du Monde de Jean Lurçat, exposé ici depuis 1968, dévoile une suite de dix tapisseries monumentales (347 m²).
« Le plus bel hommage à la tenture de L’Apocalypse présentée au château d’Angers, précise Françoise de Loisy, conservateur des musées d’Angers. Jean Lurçat était littéralement tombé sous le charme de cette œuvre colossale. Il en a donc réalisé sa propre adaptation. »
Le manifeste inachevé d’un artiste engagé, et sa vision symbolique et humaniste du XXe siècle. Grandiose.
2/ Pour son cloître et son jardin
Au fond de cette immense halle, une petite porte en bois donne un accès privilégié au cloître. Un lieu paisible et calme qui tire ses origines du XIIe siècle, avec ses colonnes, son fronton et sa cheminée d’origine.
À deux pas de la Maine, le musée Jean-Lurçat offre aussi un vaste jardin clos de style médiéval. Un havre de paix qui appelle à la quiétude et à la méditation.
3/ Pour sa collection permanente
Attenant, l’ancien orphelinat du XVIIe siècle a laissé place, depuis les années 1980, à un véritable joyau de l’art du textile dans l’histoire. Avec près de 300 œuvres (gouaches, tableaux, céramiques, tapisseries…), le musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine d’Angers rassemble l’une des plus importantes collections au monde.
Notamment grâce aux donations de Jean Lurçat, Thomas Gleb et Josep Grau-Garriga, trois figures majeures, et le cœur des collections permanentes.
4/ Pour Yves Millecamps
À l’étage, le musée expose, jusqu’au 6 janvier, les œuvres d’Yves Millecamps. Académicien des Beaux-Arts originaire du nord de la France, l’artiste a fait don de 25 tapisseries, 140 gouaches et esquisses, et une sculpture magistrale au doux nom de Neptune ou la géante de glace .
Son œuvre, aussi gigantesque qu’abstraite, interpelle pour ses univers marin, onirique ou cosmique.
5/ Pour ses ateliers et ses animations
Toute l’année, pour petits et grands, le musée angevin propose de nombreuses animations et ateliers. Apprendre ou approfondir ses connaissances autour du fil et du tissage, assister à un concert ou suivre une conférence, les opportunités ne manquent pas pour s’imprégner des lieux et des œuvres. Comme cette nocturne avec performance musicale de Pierrick Menuau, jazzman angevin, le 5 janvier, pour découvrir Millecamps avant son départ.
Ouvert toute l’année.
4, boulevard Arago, à Angers. www.musees.angers.fr. Contact : 02 41 24 18 45,ou 02 41 24 18 48
En partenariat avec Anjou tourisme anjou-tourisme.com #Jaimelanjou