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Angers. Nouveau bar à bière : pression possible pour les concurrents... |
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Jean-Baptiste Barbier-Bataille, responsable associé du Delirium café. © Ouest France
Le Delirium café ouvre le mercredi 13 juin, boulevard Ayrault à Angers. C’est la neuvième implantation en France de l’enseigne belge à la mode. Les autres bars à bières d’Angers estiment avoir les moyens de cohabiter en se différenciant.
L’enseigne Delirium café débarque à Angers. Elle ouvre le mercredi 13 juin, au 40 bis boulevard Ayrault. C’est la neuvième implantation de la marque en France.
Ce bar à bières, venu de Belgique, est loin d’être le seul à Angers. Dans le quartier se trouvent aussi Les BerThoM, le James Joyce, Au Fût et à mesure ou encore le Donald’s pub. Et une dizaine au total dans toute la ville. L’arrivée du Delirium Café va-t-elle bouleverser le marché local ? À première vue, elle ne semble pas inquiéter ses concurrents, qui ne misent pas sur les mêmes stratégies.
Un nouveau bar à bières : « bonne nouvelle » pour les concurrents
L’installation du Delirium café n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour les autres bars à bières. C’est même une bonne nouvelle pour Au Fût et à mesure, installé depuis deux ans à côté de la place Louis-Imbach. « Quand un bar ouvre les autres travaillent mieux », se réjouit son gérant, Gwenn Hamon.
L’explication est simple, les clients allant de bar en bar dans la soirée, Gwenn Hamon est sûr qu’ils se poseront à un moment Au Fût et à mesure. Frédéric Jung, gérant du James Joyce, s’accorde sur ce point. « C’est positif pour le marché de la bière si de nouvelles chaînes s’installent », estime-t-il.

Un bar à bières avec son propre concept
Le secret pour la réussite d’un bar à bières : son concept. Si l’ouverture du Delirium n’effraye pas trop ses concurrents, c’est qu’ils n’ont pas le même modèle. Stéphane Lesieur, gérant du Donald’s pub, marque la distance entre son bar à bières artisanale et la chaîne Delirium café. « Ils font de la bière industrielle, on n’a pas les mêmes façons de faire », déclare-t-il. Son avis rejoint celui de Fédéric Jung, du James Joyce : « Ils ne font rien de nouveau, ce sont des bières belges. » .
Du côté du Delirium café, on se vante d’avoir « une carte vivante ». C’est-à-dire proposant régulièrement des produits différents. « On a une vraie palette de parfums », assure Jean-Baptiste Barbier-Battaille, responsable associé.
Travailler sa carte est le plus important
Un constat partagé cette fois par tous ces gérants de bar à bières : changer sa carte semble l’essentiel. Pour le Delirium café, la carte doit être riche, c’est la stratégie. À Bruxelles, premier bar du groupe, il y a plus de 2 500 bières différentes. À Angers, elles ne sont « que » 250.
Le James Joyce, l’un des pionniers des bars à bières d’Angers, est également fier de cette diversité. « La mode actuelle c’est de proposer des bières de petits brasseurs, ils ne produisent que très peu donc il faut sans cesse renouveler la carte. » Le Donald’s pub fait exactement de même. Pour les amateurs de bières, le plus dur reste de faire son choix.