Vingt blessés sous le tunnel : l'exercice commence
Sous la tranchée couverte de l'A 11, un car de tourisme vient d'entrer en collision avec deux véhicules. Les blessés sont rapidement pris en charge par les pompiers. : Franck Dubray.
10 h 15, hier : la préfecture déclenche le plan rouge après une violente collision entre un car et deux voitures, dans le tunnel de l'A 11, au nord d'Angers. Le découpage de cette simulation d'accident, minute par minute.
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9 h 30 : l'accident. Sous le tunnel de l'A 11, qui sera mis en service le 24 avril, un autocar et deux voitures viennent d'entrer en collision dans le sens Nantes - Le Mans. Derrière, c'est le carambolage.
Un bouchon se forme aussitôt. Cofiroute donne l'alerte. Les premiers pompiers arrivent 8 minutes plus tard, suivis de près par les gendarmes, qui vont tenter de réguler le trafic et de mettre en place une déviation.
Le tunnel est bloqué dans les deux sens.
10 h : l'évacuation. Les premiers « indemnes », ces automobilistes qui n'ont pas été blessés dans le carambolage, sortent par les sorties de secours. Ils vont être pris en charge par la police nationale et la Croix-Rouge.
10 h 10 : l'accueil. Ces indemnes sont accueillis dans le gymnase Hélène-Bouchet d'Avrillé, choisi de longue date comme lieu de rassemblement.
10 h 14 : le plan rouge activé. Devant la « gravité » de la situation, le préfet décide de déclencher le plan rouge, qui va permettre de mobiliser et de coordonner les services de secours et de sécurité. Il est normalement déclenché à partir de 12 « victimes » ¯ personnes blessées ou décédées.
10 h 30 : la mobilisation générale. Magali Debatte, chef de cabinet de préfet, va fédérer les 120 sapeurs-pompiers, les 50 gendarmes, les 30 bénévoles de la Croix-Rouge, les 10 policiers, mais aussi les 20 personnes du centre opérationnel départemental, les 20 de Cofiroute, les 10 de la ville d'Avrillé et les 10 du conseil général.
10 h 40 : le choc. Dans le tunnel, l'autocar est toujours en travers de la chaussée, toutes les victimes ne sont pas encore évacuées. C'est notamment le cas des automobilistes qui ont été désincarcérés des deux véhicules directement impliqués dans l'accident.
11 h 05 : le 1er bilan. Au poste médical avancé, une tente médicalisée installée à la sortie de la tranchée couverte, l'officier chargé des relations avec la presse dresse le premier bilan.
Six blessés grièvement atteints, quatre plus légèrement touchés et douze personnes impliquées sont recensées, sans compter les victimes toujours sous le tunnel.
11 h 30 : la fin des norias. Du lieu de l'accident au poste médical avancé, ou de ce poste vers les hôpitaux, les norias d'ambulance ont transporté sans relâche les victimes.
11 h 56 : le PC actif. Près du déjà célèbre péage de Troussebouc, le poste de commandement opérationnel est en ébullition. Autour d'une table ovale, une douzaine de personnes ne quittent pas leur téléphone, un oeil sur l'écran de contrôle géant, l'autre sur la carte du tunnel.
12 h 38 : le plan rouge levé. Toutes les victimes ayant désormais été évacuées, le préfet décide de lever le plan rouge.
13 h 30 : le tunnel dégagé. L'ensemble des véhicules stationnés dans le tunnel et pris dans la « nasse » de l'accident, est désormais évacué. Quelques minutes plus tard, l'A 11 est rouverte au public. L'exercice est terminé, son analyse ne fait que commencer.
Laurent BEAUVALLET.
Une galerie photo de l'exercice sera disponible en cours de journée sur ouest-france.fr et sur Maville.com
Ouest-France
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