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Une famille Rom de 9 enfants vit dans sa voiture

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photo la famille bérischa, des roms du kosovo, douze membres à la rue après l'expulsion de leur logement. 1

La famille Bérischa, des Roms du Kosovo, douze membres à la rue après l'expulsion de leur logement.

Ils ont perdu leur logement après avoir épuisé tous les services sociaux. Chronique d'une intégration impossible, sans solution à la clef.

Aux portes d'Angers, entassés dans deux véhicules, les membres de la famille Bérischa passent le temps. « Ils ont été obligés de quitter leurs deux logements. Une histoire de voisinage et de malentendus avec les services sociaux. » Hilmi, 25 ans, Kosovar comme eux et appartenant à la communauté des Roms, parfaitement intégré, tente de les aider. « C'est catastrophique, ils ne peuvent quand même pas vivre dans leurs voitures ! »

Tout s'est précipité vendredi 24 avril. La famille Bérischa, logée par le conseil général, via l'Abri de la providence, organise une petite fête. « J'avais pourtant averti les voisins, explique Hilmi. C'était la cérémonie de circoncision d'un des fils en présence de l'imam de Trélazé. » Trop de bruit jusque vers 23 h, les voisins portent plainte. « La famille a alors reçu une lettre du conseil général lui signifiant qu'elle devait partir. »

Agron Bérischa, 33 ans, est arrivé en France en 2004. « J'ai fui la guerre et le racisme anti-rom qui sévit au Kosovo, mais aussi en Macédoine et au Monténégro. » Trois de ses neuf enfants naîtront ensuite sur le sol français. « En 2006, une fois à Angers, nous avons été d'abord logés dans des hôtels. » Particularité : Agron Bérischa vit avec deux femmes. « Je me suis remarié, mais dans l'intérêt des enfants, ma première épouse est restée avec nous. » Au total, la famille compte alors douze membres.

199 993 € versés par le Département

Le 11 mai dernier, suite à la plainte des voisins et après de nombreux problèmes liés au comportement de la famille, le couperet tombe. « Votre absence de collaboration avec les services sociaux et la difficulté à maintenir toute solution collective provoquent la fin de tout accompagnement de notre part. » La direction Enfance et famille du conseil général tranche : l'aide et le suivi de la famille Bérischa sont terminés. Explication de Christian Gillet, vice-président du conseil général, en charge du social : « On ne peut pas continuer à dépenser des sommes ahurissantes pour des gens qui ne s'intègrent pas et qui dégradent tout. » Et de nous indiquer que, depuis 2006, la collectivité a versé la somme de 199 993 € pour les douze membres de la famille, en hébergement, restauration et allocations. « On a fait le maxi pour ces gens-là ! »

A l'Abri de la providence, leur interlocuteur, Jean-Fançois Fribault rejoint le point de vue de Christian Gillet. « On a tout fait, tout essayé. Il y a un réel problème d'intégration, certainement en raison de leur origine Rom. »

Depuis le 1er mars 2008, l'Abri a été chargé par le Département d'organiser l'accueil des demandeurs d'asile et des familles en attente de régularisation. « Aujourd'hui, dans 45 logements, nous logeons 220 personnes. Tout se passe bien, mais avec les Bérischa, en raison de leur comportement, c'est un échec. »

Qui trouvera la solution ?

La famille Bérischa est en règle. Elle dispose d'un titre de séjour jusqu'au 15 juillet. Aujourd'hui à la rue, elle vit dans deux voitures avec le soutien de la petite communauté Rom d'Angers. « Nous sommes une trentaine à vivre dans la cité, indique Hilmi, l'ami d'Agron Bérischa. Mais nous ne pouvons pas les loger. Il faut au moins trouver une solution pour les neuf enfants, âgés de 2 ans à 16 ans. » Mais laquelle ?

La famille a refusé un placement en foyer. « Nous sommes démunis, lance Jean-François Fribault, directeur de l'Abri de la providence. Ils nous ont laissé deux logements complètement saccagés. Les travailleurs sociaux sont épuisés. » Même sentiment au conseil général : « Financièrement, on ne peut pas plus. C'est à l'État d'agir ! »

A la préfecture, on rappelle que la famille a son permis de séjour jusqu'à la mi-juillet et que sa prise en charge relève donc du Département. Alors, les Bérischa vont-ils rester à la rue ? L'expulsion de leur logement, en raison de leur comportement, peut-elle leur faire prendre conscience qu'ils doivent changer quelque chose ? Faut-il nommer un conciliateur, une autorité extérieure qui pourrait aussi leur rappeler les règles ?

Hier, personne n'avait encore trouvé la clef du problème.

 
Yves LAUNAY.   Ouest-France  

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