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Un centre de congrès tout neuf près du Quai... |
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Dans un discours très volontariste, salué par certains membres de son opposition, Jean-Claude Antonini a dévoilé son plan anti-crise.
Le vieux centre de congrès, près du jardin des plantes, est obsolète. Le maire souhaite en bâtir un tout neuf, couplé à un hôtel et un centre des affaires, sur le Front de Maine. Pour renforcer l'image de la ville.
L'actuel centre de congrès a été construit en 1983. A l'époque, le bâtiment adossé à un hôtel était précurseur en France, alors qu'il n'en existait qu'une petite poignée. Après 26 ans de fonctionnement, la place vient à manquer dans le bâtiment qui, par exemple, n'offre pas de possibilité satisfaisante en terme de restauration. Rénover un bâtiment de 1re catégorie, qui accueille du public, n'est pas une mince affaire. En effet, les normes de sécurité sont tellement pointues dans ce type d'établissement (incendie, désenfumage, chauffage, électricité) que les travaux nécessiteraient une immobilisation trop longue (trois ans au moins) et coûteraient trop cher. « Réhabilité le centre coûterait plus de 20 millions d'euros, sans que cet investissement nous apporte de nouveaux avantages concurrentiels », constate le maire.
La Ville a donc décidé de lancer une étude « d'opportunité et de faisabilité » pour un nouveau centre de congrès, « moderne, accueillant, éco-responsable, couplé à un centre d'affaire et à un hôtel ». Situé tout près du Quai, il devra « servir la dynamique du pôle du végétal en s'appuyant sur Terra Botanica et Végépolys ». Et se positionner « d'abord et avant tout sur des événements autour de ces thématiques ». Il est trop tôt pour dire ce que va devenir l'actuel centre de congrès. « J'ai des idées, mais j'attends pour en parler », confie le maire, sans annoncer la moindre date pour le nouveau projet.
Un audit sur l'image de la ville
C'est clair : il s'agit de faire rayonner le nom d'Angers. Mais qu'est-ce qu'on sait d'Angers ? Quelle est, au fond, l'image de la ville ? Pour le savoir, le maire va lancer un audit sur l'identité du territoire angevin. « Nous allons identifier les points forts et points faibles de notre territoire. Je veux que ce travail se fasse en bonne intelligence avec l'ensemble des partenaires du développement local et que nous aboutissions à des outils de prospection et de promotion communs pour un territoire qui parle d'une voix forte. »
Au passage, pas question de remettre en cause la mise en valeur -très controversée- du château. Car le rayonnement d'Angers passe aussi par là. « C'est vrai, la dépense peut paraître importante (N.D.L.R. : 415 000 €), mais l'animation d'une ville et son dynamisme culturel sont un levier essentiel de son attractivité. »
Arnaud WAJDZIK.
• Réagissez ! Une cité des congrès sur le front de Maine, vous en pensez quoi ? L'idée est-elle séduisante ? Au contraire, la « dent creuse » près du Quai mérite-t-elle un autre projet et si oui, lequel ? Donnez votre avis ici !