Un bouclier renforcé pour s'armer face à la crise
Les démolitions à la Roseraie ont engendré des surcoûts de loyer pour les Angevins. L'objectif de l'allocation municipale individualisée est de réduire ces surcoûts.
Un « bouclier logement » élargi et un « grand plan » annoncé pour 2009. La municipalité ne reste pas les bras croisés face à la crise.
« Le logement social concerne un Angevin sur trois : il ne s'agit pas d'ajouter une mesure isolée mais de compléter un dispositif existant », annonce Jean-Luc Rotureau, adjoint chargé du logement.
A Angers, 24 000 ménages sont bénéficiaires d'un logement social. Parmi eux, un grand nombre doit subir les effets d'un déménagement après une rénovation urbaine : c'est pour cela qu'une Allocation municipale individualisée a été créée par la municipalité. Mais demain, ce « bouclier logement » sera élargi. Ce qui va changer ? La municipalité porte de 3 à 5 ans la durée de l'aide. Mais ce n'est pas tout : « Nous allons également créer une aide au déménagement, prendre en charge le transfert des abonnements, et favoriser l'emménagement dans un logement neuf. » Pour la Ville, le budget alloué à cette aide passe de 300 000 € à 500 000 € par an. Un investissement conséquent, qui est une réponse à la crise.
La minorité municipale a voté cette délibération. « Elle n'apporte toutefois qu'une réponse partielle et n'est peut-être pas à la hauteur des besoins des plus démunis, relève Laurent Gérault. D'abord parce qu'en passant de 3 à 5 années, nous institutionnalisons le surcoût des loyers. Sa dégressivité n'est pas une réponse pour les plus démunis des Angevins. »
Il rappelle que « la Caf intervient déjà jusqu'à hauteur de 906 € au titre de la « prime au déménagement» » Et continue de proposer la création d'un fonds municipal de solidarité au logement. Comment ? Il estime que la taxe foncière est plus élevée à Angers que la moyenne nationale. « On pourrait reverser la différence du trop perçu à chacun des bailleurs sociaux qui répercuteraient sur les foyers. Cela pourrait représenter de 150 € à 200 € en période de fêtes, et au moment où la crise s'annonce très sévère... »
Et comme si l'explication de vote de Laurent Gérault n'avait pas été assez claire (!!!), Christophe Béchu en rajoute une couche. « A nos yeux, c'est mieux qu'avant, mais le problème demeure. D'autres villes de l'Ouest ont fait le choix d'aider en direct les offices pour qu'elles puissent lisser ou gommer ses effets... » Le maire en prend acte.
Arnaud WAJDZIK.
Ouest-France