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Port-de-l'Ancre : squatteurs expulsables1 |
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Pierre-Jean Bourdon, accompagné de plusieurs squatters, des demandeurs d'asiles, hier, devant le tribunal d'instance d'Angers.
Hier, les demandeurs d'asile ont appris que le tribunal d'instance avait prononcé une ordonnance d'expulsion de leur squat.
Depuis des mois, une quarantaine de demandeurs d'asiles, la plupart Soudanais, loge dans une maison appartenant à la ville d'Angers, au 16, de la rue du Port-de-l'Ancre.
Une occupation « illégale » en raison du manque de places dans les structures d'accueil. « Ils ont fui la guerre. Ce sont des réfugiés, a déclaré Pierre-Jean Bourdon, un militant actif du réseau d'aide aux demandeurs d'asile. En vivant dans la rue, ils troublent encore plus l'ordre public ! »
Accompagné d'une cinquantaine de personnes, Pierre-Jean Bourdon a pu témoigner, hier, devant le tribunal d'instance d'Angers. En vain. Tous ont appris qu'un magistrat saisi d'une requête de la ville avait prononcé leur expulsion le 20 avril dernier. En fait, la mairie avait assigné quatre squatteurs. Mais pour brouiller les pistes et faire de la résistance, les quatre noms donnés pour assignation étaient ceux de quatre dictateurs africains. « En raison de ses faux noms, la demande de la ville ne pouvait pas aboutir, commente l'avocate d'Angers. Alors le juge a pris une ordonnance sur requête, prononçant l'expulsion. »
A défaut de procès, hier après-midi, les participants ont manifesté devant la mairie, espérant que leur squat ne sera pas fermé.