|
Nec : « A terme, il restera 28 salariés à Angers »... |
1
Un coup dur pour les salariés de Nec computers à Angers. Photo © Archives
La direction a annoncé, jeudi, la suppression de 387 postes en France dont 329 à Angers où l'assemblage d'ordinateurs va cesser d'ici 2010.
Entretien. Gaetano La Rosa, directeur exécutif chez Nec computers.
Qu'est-ce qui justifie cette annonce ?
Les résultats du groupe se sont dégradés depuis plusieurs années, malgré nos efforts. Nous avons perdu 35 % de notre chiffre d'affaires sur les deux dernières années. Sans compter les pertes opérationnelles qui s'élèveront à 23 millions d'euros au 31 mars 2009. Sur les trois dernières années, les pertes nettes atteindront les 78 millions d'euros.
Comment expliquer ces pertes importantes ?
Par nos handicaps stratégiques : une part de marché très faible, un environnement du marché qui nous est défavorable... Il faut savoir que le top 5 réalise 60 % du marché. Cette concurrence accrue nous a obligé à baisser les prix et à nous mettre en danger.
Qu'avez-vous fait pour tenter de redresser la barre ?
On a essayé de céder des activités de Nec computers sans succès. Face à l'incapacité de remonter ces handicaps, nous avons pris la décision de stopper la vente de PC dans notre zone. Et toutes les fonctions rattachées...
Pour faire quoi désormais ?
On veut conforter nos efforts sur les serveurs informatiques. Il faut inventer un nouveau modèle économique, trouver un positionnement différent. En prenant comme appui les produits innovants qui nous apporteront de la valeur ajoutée.
Quelles sont les conséquences sociales ?
Nous allons supprimer 417 postes sur 505, dont 387 en France. Cela se fera progressivement au cours de l'année 2009. En 2010, il resterait encore 80 suppressions à effectuer. Il y aura évidemment un plan de sauvegarde de l'emploi pour ces salariés.
Et l'usine d'Angers ouverte dans les années 1990 ?
Cette usine, qui assemble 2 000 ordinateurs portables et de 80 à 100 serveurs par jour, va cesser ses activités. Cela ne veut pas dire qu'Angers ferme définitivement. A terme, il restera à Angers 28 salariés de Nec computers affectés à un travail d'expertise technique autour des serveurs. C'est tout.
Des emplois qui seraient sur le site actuel ?
Il est trop tôt pour le dire.
Que vont devenir les murs de Nec computers ?
Le bâtiment appartient désormais à Acer. C'est à eux de voir. Nous sommes disposés à rencontrer les élus locaux dans le cadre d'un plan de revitalisation.
En terme de reclassement, un rapprochement est-il possible avec Packard Bell ?
Nous sommes en contact avec eux, effectivement. Ils sont en train de développer une activité de réparation avec une centaine d'emplois. Il faut voir si certains emplois de Nec peuvent s'y retrouver...
Comment les choses vont-elles se dérouler à présent ?
En deux étapes... La partie de l'assemblage des ordinateurs portables cessera probablement avant la fin de l'année. La partie des serveurs va continuer jusqu'au début 2010.