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Manif après le renvoi d'une famille russe en Pologne... |
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Manif après le renvoi d'une famille russe en Pologne
À l'invitation des professeurs du collège Jean-Monnet d'Angers et des parents d'élèves FCPE, une centaine de personnes s'est retrouvée hier en fin d'après-midi devant l'établissement pour protester contre l'expulsion en Pologne d'Aïna, une jeune élève d'origine russe.
La jeune fille, 14 ans, aurait été emmenée mardi soir dans une voiture banalisée de la police pour rejoindre dans un hôtel le reste de sa famille, avant de s'envoler vers un camp de rétention de la banlieue de Varsovie.
Scolarisée en 3e B depuis le mois d'octobre, elle était appréciée de tous ses camarades et professeurs. Jean-Paul Macé, son professeur principal condamne : « On avait tout mis en place pour qu'elle réussisse sa scolarité et ça commençait à bien fonctionner. Je suis plus qu'en colère, je suis écoeuré. »
Les enseignants « dénoncent fermement cette action et les méthodes employées qui vont à l'encontre du travail d'intégration mené avec l'équipe du collège ». Mobilisé depuis mercredi, le personnel du collège Jean-Monnet regrette également la séparation familiale.
« Le père est resté en France car comme ses empreintes digitales étaient inexploitables, il n'a pas pu être identifié », note la préfecture, qui précise qu'il « ne s'agit pas d'une expulsion, mais d'une procédure de réadmission ».
La famille originaire du Daghestan avait fait une première demande d'asile en Pologne, avant de rejoindre la France.
La préfecture s'appuie alors sur la convention de Dublin, qui stipule que le pays compétent pour traiter une demande d'asile est le 1er pays européen dans lequel la famille est arrivée.
Le départ d'Aïna suscite l'émotion auprès de ses camarades, qui entendent se mobiliser pour tenter de la faire revenir en France.