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Le centre aqualudique ira aux Capucins3 |
Le conseil municipal a tranché sur le choix d'implantation de la future grande piscine d'Angers. Ouverture prévue en septembre 2013. La minorité estime qu'il y a d'autres priorités...
Pourquoi, comment ?
Pourquoi avoir choisi d'installer la future piscine d'Angers aux Hauts de Saint-Aubin ?
L'entrée du quartier des Hauts de Saint-Aubin constitue selon la Ville, « le meilleur choix ». Il se trouve à proximité de la future ligne de tramway, en bordure de l'A11, près du centre de maintenance et de Terra Botanica. « C'est un projet structurant pour ce futur quartier qui accueillera, à terme, 20 000 habitants », insiste l'adjoint à l'urbanisme, Jean-Luc Rotureau.
A qui s'adresse ce nouvel équipement ?
Aux familles, avant tout. Il viendra « compléter l'offre des baignades existantes en ciblant principalement l'accueil des pratiquants de détente et de loisirs », indique l'adjoint au sport, Michel Houdbine. La Ville mise sur 250 000 passages annuels.
A quoi ressemblera cette grande piscine ?
Le centre aqualudique ressemblera aux équipements modernes que l'on trouve aujourd'hui dans les grandes villes : un espace balnéo de 300 m2 avec jets massants, lits à bulles... ; une pataugeoire et des jets pour les enfants sur 150 m2 ; un bassin de 50 mètres « ouvert toute l'année » sur l'extérieur ; de la glisse avec un toboggan, un pentagliss, une rivière sauvage qui partira de l'intérieur pour aller vers l'extérieur ouvert aussi toute l'année... Il faudra compter aussi sur un bassin de nage en profondeur de 250 m2 et un bassin d'apprentissage de 100 m2.
Y aura-t-il d'autres activités ou services ?
L'équipement va bénéficier d'un pôle détente santé (fitness, spa, massages...) et d'un restaurant dont la gestion sera confiée à un délégataire.
Une patinoire ?
Non, ce n'est pas prévu, essentiellement pour une question financière. Mais l'emprise des terrains laisse la possibilité à la Ville d'Angers de changer d'avis à l'avenir.
Combien coûtera à la Ville ce centre aquatique ?
Pour ce centre dont la surface est estimée à 5 000 m2, le montant de l'investissement est estimé à 27,5 millions d'euros. Le coût de revient pourrait être de 2,5 millions d'euros par an, avec la moitié des recettes attendues par les billets d'entrée.
Quid du prix d'entrée ?
Il est estimé entre 4 € et 5 €, contre un prix moyen de 3 € dans les piscines angevines.
Les habitants de l'agglo auront-ils un tarif préférentiel ?
Pas sûr, répond l'adjoint aux sports. « C'est à décider. »
Quand ouvrira cet équipement ?
Après le concours d'architectes prévu cet été, les travaux débuteront en janvier 2012 pour une ouverture prévue en septembre 2013.
Que va devenir la piscine de la Baumette et pourquoi la future piscine ne pouvait-elle pas s'y trouver ?
Les contraintes y sont nombreuses : l'équipement est vétuste (1959), le sol n'est pas stable et elle est située dans une zone inondable. L'espace y aurait été trop juste pour construire un nouvel équipement. Du coup, la piscine de la Baumette va fermer définitivement ses portes à l'été 2013.
Combien y a-t-il de piscines à Angers ?
Six, en comptant Jean-Bouin, qui possède le coût de revient le plus intéressant pour la ville. Angers est une ville très bien dotée en matière de bassins aquatiques. « On a commencé très tôt, mais on a pris du retard par rapport aux piscines de nouvelles génération. Avec ce futur centre, on sera parmi les leaders en France », estime Michel Houdbine.
Pourquoi la minorité a voté contre ?
« Nous n'avons pas les moyens ! » Pour les élus de l'opposition, il y a d'autres priorités : la patinoire ou le grand stade. Laurent Gérault évoque les piscines dans les quartiers « qui souffrent de problèmes de fonctionnement ». Quant à Roselyne Bienvenu, elle s'étonne : « Vous ne précisez pas dans quelle politique sportive globale s'inscrit cet équipement que l'on retrouve la plupart du temps dans des régions très ensoleillées, au bord de la mer ou encore dans les grandes métropoles. » Le maire Jean-Claude Antonini conclut : « Le foot a déjà un stade historique. Et ce n'est pas une dépense gratuite, celle-ci fera rayonner la ville ! »
Arnaud WAJDZIK.
Ouest-France