Ils sont seulement 43 médecins libéraux à être volontaires pour assurer une régulation médicale au téléphone et ainsi diriger les patients, si besoin, vers les médecins de garde, lorsque les cabinets sont fermés. : Archives Ouest-FranceQue font-ils ? Ils assurent, par téléphone, une régulation médicale des urgences non vitales, le soir et les week-ends. Cette activité volontaire vient en plus de leurs consultations en cabinet, dans la journée. Elle contribue à assurer la permanence de soins. À côté du Samu, ces généralistes conseillent les patients, ce qui peut éviter des consultations inutiles, ou les orientent vers des médecins de garde sur le terrain et des hôpitaux. Un vrai travail, peu connu, dont le rythme est soutenu.
Mais « les médecins régulateurs volontaires manquent », martèle l'Association départementale d'aide médicale urgente (Adamu), qui gère ces gardes et regroupe ces médecins. Seule une quarantaine de généralistes assure, à tour de rôle, les permanences de régulation téléphonique. Trop peu.
Depuis plusieurs mois, la situation est sur le fil. Déjà, ces médecins volontaires ne travaillent plus le samedi après-midi, depuis début mai. Au Samu de gérer seuls les appels des patients.
« Il y a un vrai problème »
« Ce système, mis en place en 2002, a pourtant fait la preuve de son efficacité, aboutissant à une meilleure prise en charge des demandes d'urgence des patients, et à un moindre coût pour la société, estime l'Adamu. Cela dit, la charge de travail est croissante et cette activité très, très mal reconnue. »
Aussi, les médecins veulent que ces permanences ¯ payées par la Sécurité sociale ¯ soient mieux rémunérées. Notamment pour attirer de nouveaux volontaires. « Il est absolument nécessaire de réévaluer cette activité à sa juste valeur de travail, réalisé par des professionnels de haut niveau d'études, à lourde responsabilité et qui travaillent en heures supplémentaires », le soir, le week-end et les jours fériés.
Aujourd'hui, tout le système de garde du Maine-et-Loire s'organise autour de ces médecins. Aussi la préfecture le reconnaît : « Il y a un vrai problème, souligne Magali Debatte, directrice de cabinet du préfet. Cette fonction n'est pas très connue ; elle est pourtant essentielle. Et nous sommes très attentifs au problème de la permanence de soins. » Une table ronde est prévue le 25 juin, à la préfecture. La direction départemenatle des affaires sanitaires et sociales a alerté le ministère de la Santé. « Mais ce n'est pas seulement un problème local. Une convention nationale a été signée il y a peu. » Seulement, elle n'a pas l'air de satisfaire une partie des intéressés.
Marie TOUMIT.

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