Football : Stéphane Moulin : « Faire aussi bien »
L'entraîneur angevin Stéphane Moulin doit composer entre jeunes et pros. Photo : Georges Mesnager
CFA 2 (groupe H). 4e des 2 derniers exercices, la réserve du Sco entend encore jouer le haut de tableau. Le point avec son entraîneur.
Stéphane Moulin, deux places de quatrième lors des deux dernières saisons, est-ce encore l'objectif à la veille de démarrer ce championnat ?
Oui et non. Oui parce que c'est une place qui ne serait pas négligeable. Non car l'objectif prioritaire, pour une réserve comme nous, c'est avant tout de s'éloigner le plus rapidement possible de la zone de relégation. Cela dit, nous n'avons rien contre le fait de terminer le plus haut possible. Mais la priorité est de ne pas se mettre en difficulté. Car l'équipe, une fois encore, sera jeune et elle pourrait éventuellement perdre vite les pédales.
Dans ce groupe H, y a-t-il des équipes qui vous semblent au-dessus du lot ?
Il y a Nantes évidemment qui voudra remonter, la réserve de Lorient, c'est sûr. Et puis sans doute Concarneau avec l'arrivée de Le Dizet qui a dû prendre des assurances avant de signer. Enfin Carquefou a conservé la majorité de son effectif et a bien recruté.
Donc, vous chercherez à terminer cinquième...
(Sourire). Ce ne serait pas si mal, en effet.
Contrairement à la majorité de vos collègues, vous ne pouvez pas envisager une progression globale, sur la saison, de votre équipe à cause des nombreux changements avec les pros qui évoluent avec vous. Est-ce frustrant ?
C'est la règle du jeu. Si cela ne me plaisait pas, je ne serais pas là. L'une de mes missions est aussi de donner du temps de jeu, de la confiance aux pros qui ne sont pas retenus au-dessus ou à ceux qui reviennent de blessures. Alors il est vrai qu'il est difficile d'acquérir une cohésion, de perfectionner les automatismes. Cela laisse tout de même une marge de manoeuvre pour gérer mon groupe.
La passerelle fonctionne donc, ce qui dans un passé lointain ne fut pas toujours le cas, sans trop de soucis ?
Tout à fait. À partir du moment où les pros concernés jouent le jeu, ce qui est le cas depuis deux saisons, ça va. Cela permet aussi de travailler les facultés d'adaptation de chacun.
Y a-t-il, chez les jeunes, des éléments susceptibles d'évoluer rapidement au niveau supérieur ?
Déjà, deux joueurs de la génération 89, Kanouté et Manceau, ont intégré le groupe pro. Des garçons comme Khalis, Itoua ou Arsène Do Marcolino en sont les plus proches. Mais il faut faire attention. Car, chez les jeunes, les changements peuvent aller vite. Y compris sur le plan de la stagnation.
Recueilli par Jean-François CHARRIER.
• La réserve angevine commencera son championnat, samedi, avec la réception de Changé au stade Jean-Bouin (19 h).
Ouest-France