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Football : « Soyons gloutons. Avançons, avançons, avançons »... |
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Fabrice Do Marcolino devrait être titulaire, ce soir, et occuper le flanc gauche d'Angers Sco. Photo © Philippe Renault
Ligue 2. Brest - Angers Sco. Les Angevins ne veulent plus se soucier des résultats des autres. Ils regardent droit devant eux.
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C'est hier, dans le salon de la Baumette. Jean-Louis Garcia dit le football. Jean-Louis Garcia dit l'équipe de Brest. Jean-Louis Garcia dit ses choix, son schéma, l'humilité des siens, leurs certitudes, aussi. Et puis, au milieu, il dit cette phrase : « Ce ne sont plus les résultats des autres qui m'intéressent. Je ne les regarde plus que par curiosité. Aujourd'hui, ce qui compte, c'est nous, c'est notre championnat. Nous n'avons aucune pression. Alors soyons gloutons. Avançons, avançons, avançons. » C'est certainement la phrase la plus importante de Jean-Louis Garcia cette saison. La plus importante des deux dernières saisons même.
Simplement parce que résonna alors dans les têtes et les coeurs des suiveurs cette même phrase répétée des semaines durant, il y a trois ans, quand le Sco était installé sur le podium du championnat de National. Jean-Louis Garcia, répétait inlassablement qu'il fallait désormais tailler sa route, regarder devant, ne plus se soucier des autres. Aujourd'hui, tout concorde avec cette fameuse saison 2006-2007 : les résultats, la dynamique, le classement, l'état d'esprit, l'envie... Et ce sentiment que rien ne peut leur arriver.
Angers Sco est un cycliste qui appuie sur les pédales, se retourne quelques minutes plus tard, et se rend compte qu'il a fait des dégâts derrière dans l'ascension qui mène à la Ligue 1. Quel autre choix a-t-il si ce n'est de continuer et de ne plus penser qu'à lui et à la ligne d'arrivée ?
Jean-Louis Garcia en convient donc : le Sco d'Angers a accroché le bon wagon, et veut aller au bout. Il n'est pas question, pour autant, de lui parler de la première place que son équipe pourrait accrocher dès ce soir, Lens ne jouant que lundi. Il s'en fiche pas mal de cette première place, et fait les gros yeux. Il dit : « Leader ? Mais non... Ce n'est pas ce qui m'anime en ce moment. »
« 20 victoires et c'est le Graal »
Ce qu'il l'anime Jean-Louis Garcia, c'est que tout son groupe continue de lui faire confiance, c'est que ses garçons, comme il les appelle, « continuent de [le] rassurer, continuent d'être à l'écoute, adhèrent. » Il réalise : « Nous en sommes à 11 victoires. A 20 victoires, c'est le Graal. »
Ce soir, les Angevins, qui rappelons-le sont privés d'Olivier Auriac (cuisse) et de Ted Lavie (suspendu) à la récupération, vont néanmoins pouvoir compter sur Mickaël Stephan (lire par ailleurs), déjà remis de son entorse. Ils évolueront avec le seul Alo'o Efoulou en pointe et Vinicius juste derrière lui. Do Marcolino pourrait prendre le couloir gauche, Diers le droit. Et le capitaine Philippe Brunel le poste d'Auriac, comme contre Clermont.
Jean-Louis Garcia, pour conclure : « Cette équipe de Brest n'est plus la même depuis l'arrivée de Baticle à sa tête. Elle a beaucoup d'arguments. Nous allons tenter de la contrarier, de mettre le pied sur le ballon. Car cette formation n'est pas très à l'aise quand elle doit défendre beaucoup. » Tout est clair. Tout s'imbrique, tout s'emboîte. Tout rappelle, décidément, cette fameuse saison de National.
Mathieu COUREAU.
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