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Football : Garcia : « Si l'on garde cette constance, on peut rêver »... |
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« La star à Angers, c'est le collectif. » Jean-Louis Garcia peut être fier du travail réalisé, Angers est le nouveau dauphin de Lens. © Philippe Renault
Ligue 2. Jamais cette saison le Sco n'avait été autant mis en danger. Mais voilà, cohérents, solides derrière puis efficaces devant, les Angevins ont remporté un quatrième succès consécutif.
Où s'arrêtera le Sco d'Angers ? Depuis le 27 septembre 2008, date d'une défaite 3-0 à Lens, la tornade angevine détruit tout sur son passage. Douze matches sans défaite et surtout huit victoires, donc quatre consécutives, 28 points pris sur 36 possibles, tel est le bilan chiffré des Angevins sur cette période. Qui dit mieux ? Personne. À Châteauroux, Angers n'a pas montré son plus beau visage mais est pourtant parvenu à rafler le jackpot. Trois points supplémentaires qui font 37 au total. Le Sco est deuxième à trois points du leader lensois, mais compte surtout trois points d'avance sur Strasbourg, quatrième.
Un bloc-équipe compact. Tous les entraîneurs vous le diront : pour accéder à la Ligue 1, il est capital de posséder une défense hermétique. L'an passé, Le Havre et Grenoble possédaient les deux meilleures défenses du championnat, les deux ont pris l'ascenseur. Cas de figure identique la saison précédente avec Metz et Strasbourg. Après vingt journées cette saison, seuls Metz et Amiens (seize buts encaissés) ont fait mieux qu'Angers (dix-sept) mais comptent un match en plus à disputer.
Sauvé par ses montants et par l'incroyable maladresse de Scarpelli, Jean-Daniel Padovani n'a plus encaissé de but depuis 360 minutes. Preuve de la cohérence collective angevine. Même malmené, Angers sait faire le dos rond, est en mesure de laisser passer l'orage pour ensuite placer des banderilles. « C'est une nouvelle étape dans notre progression, soulignait Jean-Louis Garcia. Il fallait être capable de souffrir, on l'a été. J'ai apprécié notre abnégation, notre solidarité. On s'est fixé un cap de jeu et d'état d'esprit et on s'y tient. »
Une attaque réaliste. À Châteauroux, les hommes de Jean-Louis Garcia ne se sont pas créé des tonnes d'occasions. Les doigts d'une seule main suffiraient pour les recenser. Les Berrichons en ont obtenu au moins le double mais au final, ce sont bien les visiteurs qui ont réalisé le coup parfait. « On a fait preuve de plus de réalisme qu'eux, résumait simplement Garcia. Ce que je retiens, c'est que mes joueurs ont toujours gardé l'envie d'aller chercher cette victoire. » Entré dix minutes auparavant, Fabrice Do Marcolino n'a pas tremblé au moment de crocheter le dernier défenseur puis d'ajuster Deneuve. « Le réalisme, c'est souvent ce qui fait la différence entre les équipes du haut de tableau et les autres », clamait Philippe Brunel, de retour aux affaires.
Et l'avenir ? « Nous ne sommes plus une équipe surprise, désormais nous serons attendus partout. » Phillipe Brunel est bien conscient qu'une telle série ne peut pas passer inaperçue. Angers est désormais un sérieux candidat à l'accession. Un gros poisson que beaucoup de formations voudront attraper dans leurs filets. À commencer par Sedan vendredi prochain. « Avec ces trois points récoltés, on ira à Sedan d'autant plus libéré, indiquait Jean-Louis Garcia. Désormais, on a affronté toutes les équipes du championnat et j'ai le sentiment qu'on a fait jeu égal avec tout le monde. Si l'on garde cette même constance, on peut rêver... »
Clément HÉBERT.