Football : Do Marcolino frissonne à l'idée de sa première accession
Plus discret en terme de réalisations ces derniers temps, Fabrice Do Marcolino n'en reste pas moins un poison constant pour les défenses adverses. L'Angevin pèse de tout son poids sur le front de l'attaque et ne désespère pas de retrouver le chemin des filets face à son ancien club, vendredi, pour sceller le retour du Sco en L2.
National. Angers - Vannes, demain (20 h). Si le cannonier angevin a connu une belle ascension en rejoignant le Sco, il veut surtout découvrir les frissons d'une accession.
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Fabrice, vous allez jouer la montée en L2 sur un match, qui plus est face à votre ancienne équipe. Qu'est ce que ça vous inspire ?« C'est un signe. Et c'est un bon signe car on a commencé l'aventure face à eux par une victoire, avec deux buts pour moi, et on va la refermer face à Vannes encore. Le destin a voulu que ce soit face à mes anciens coéquipiers, c'est ainsi. Ça me permet surtout de ne pas prendre ce match à la légère : je connais les Vannetais, on ne doit surtout pas penser qu'ils vont lever le pied parce qu'ils sont sauvés. Il faudra donc être sérieux, d'autant qu'effectivement tout va se jouer sur un match. Ça aurait pu être fait si nous n'avions pas connu un mois d'avril délicat. »Justement, à propos de ces deux fameux buts de l'aller, le Sco serait assez preneur d'un bis repetita demain soir...« (Rires) S'il faut marquer, il n'y a pas de problème. Je ferai tout pour, comme d'habitude. Mais, au fond, l'essentiel n'est pas de savoir qui marquera. L'essentiel , ce sont les trois points. Pour y parvenir, je suis même prêt à voir marquer Padovani (ndlr : le gardien) s'il le faut (nouvel éclat de rire). »Pourtant, vous marquez le pas en terme de réalisations. Vous mettez ce « coup de moins bien » sur le compte de quoi ?« Je crois tout d'abord que l'on peut dire sans exagérer que j'ai vraiment eu beaucoup de malchance ces derniers temps. Je n'ose même plus compter le nombre de poteaux et de transversales que j'ai rencontrés sur mon chemin. Et puis, il y a sans doute un peu de fatigue physique. Il ne faut pas oublier que j'ai joué 37 matches sur 37, plus deux matches de préparation, et qu'enfin je n'ai pas raté le moindre entraînement. Après mon quadruplé à Cannes, j'avais aussi marqué le pas mais c'était passé plus inaperçu car Ahmed (Tangeaoui) avait pris le relais pour marquer. En avril, plus personne ne marquait, et ça s'est plus vu. Depuis Sète, on a retrouvé une spirale positive, et il faut conclure sur notre élan. »D'autant que le match va se jouer à guichets fermés. Ça va faire du monde (ndlr : environ 18 000 personnes avec la salle Jean-Bouin) pour vous pousser vers la L2...« (Un silence). Wouaw, le stade va être plein ? C'est vraiment une bonne nouvelle. Ce sera à nous d'être efficaces bien sûr, mais les spectateurs devront vraiment nous porter pendant 90 minutes. C'est très important, car on ne sait jamais ce qu'il peut arriver. »Vous jouez les premiers rôles, et donc la montée, depuis le début du championnat. C'est un paramètre lourd. N'est-il pas usant aussi sur le plan psychologique ?« En fait, on s'est vraiment dit en janvier, après le match de Cannes, que maintenant on jouait la montée à fond, qu'il ne fallait plus se cacher. Mais il est vrai qu'on se l'est dit car on a toujours été parmi les quatre premières places. Au bout du compte, c'est plus motivant qu'usant. »Vous avez une armée d'observateurs sur le dos à chaque match. Qu'est-ce que ça vous inspire ?« Rien. Quand je rentre sur le terrain, je ne sais pas qui est dans les tribunes. J'ai rendez-vous avec mon agent le 26 mai pour discuter des éventuelles propositions que l'on me fera. Point final. Je sais que beaucoup de gens pensent que si je marque moins souvent, c'est parce que j'ai déjà la tête ailleurs. C'est faux et ça m'embête que l'on puisse penser cela. Je suis pro. Ce qui m'intéresse, c'est que mon employeur soit content de moi, mon équipe et le public aussi. D'ailleurs, je le dis clairement, je suis très bien à Angers, ma famille aussi. Le club est très bien structuré, l'encadrement est très compétent. C'est super et la ville est géniale. Et puis je rappelle qu'à mon arrivée, j'ai signé pour un an plus un an : en cas de montée, je suis toujours contractuellement lié au Sco. Où d'ailleurs, ça ne me dérangerait pas de signer deux ou trois ans de plus s'il le faut ! »Pour finir, quel pourcentage de chance donnez-vous au Sco pour qu'il évolue en L2 la saison prochaine ?« (Sans hésiter) 500% ! On sait d'où l'on vient, quelle saison on a fait. Ce serait ridicule de lâcher maintenant. Et puis, j'ai envie de connaître ma première montée. »Rien à rajouter ?« Euh, si ! Je reviens en arrière, mais il faut bien écrire que le public ne devra pas se comporter en spectateur mais en supporter. On a vraiment besoin d'eux. C'est de la plus grande importance : la ferveur du public doit rendre notre adversaire impuissant, le tétaniser. On compte vraiment là-dessus ! (Là, il ne rit plus !) »Recueillis parChristophe MAZOYER.
Ouest-France
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