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Football : Attention, la chasse au Sco est ouverte... |
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Martin Fall, le latéral droit d'Angers Sco, profitera ce soir du forfait de David Leray (angine) pour intégrer la défense angevine. Photo © Philippe Renault
Ligue 2. Sedan - Angers Sco. Angers Sco est devenu une espèce rare et convoitéepar tout bon chasseur : la seule invaincue depuis 12 matches.
Dans le quotidien sportif L'Équipe, hier, on pouvait lire un chiffre amusant : la cote d'Angers Sco pour monter en Ligue 1 est de 55 %, juste derrière celle de Lens (60 %) et devant ses quatre autres poursuivants (Boulogne, Metz, Strasbourg et Montpellier). Il est des chiffres mystérieux qui tombent du ciel et qui laissent les observateurs bouche bée.
Certes, depuis le début de la saison, Angers Sco se remplit les poumons de certitudes et affiche des statistiques imparables. Jean-Louis Garcia, à force de tricoter son équipe avec acharnement, le soir au lampion, a réussi à la hisser au rang de meilleure défense du championnat (17 buts encaissés) et de meilleure attaque à domicile (22 buts marqués). Certes, les Angevins restent sur une belle série de 12 matches sans défaite, dont huit victoires.
Mais même avec ces chiffres-là, même si l'on retient deux et que l'on multiplie par la racine carrée de la force de la marée à Concarneau et que l'on retire douze, difficile d'arriver à ce résultat de 55 % de chance de monter en Ligue 1. Jean-Louis Garcia, l'entraîneur angevin : « Bah en tout cas, nous, on est bien. » Voilà comment traduire efficacement en français des pourcentages improbables.
De l'engagement
Ce soir, à Sedan, dans les Ardennes, c'est bien son équipe qui sera dans la peau du sanglier, de la bête traquée. « Il me paraît clair qu'aujourd'hui, tout le monde est avide de stopper notre série. Sedan en premier. Mais nous, on est très sereins depuis notre succès à Châteauroux. On sait que ce sera difficile dans les Ardennes, mais on connaît nos forces. »
Jean-Louis Garcia répète ses gammes, inlassablement : « Il nous faudra mettre de l'intensité physique dans ce match. De l'engagement. De l'agressivité. De la patience, aussi. » Et faire une grosse entame, selon lui : « Leur mise en route pourrait être un peu délicate compte tenu qu'ils vont disputer leur troisième match en six jours, dont un de 120 minutes contre Romorantin. »
Les Sedanais ont tout de même battu Troyes, mardi, en match en retard (2-1). Coach Garcia, admirateur de Roger Federer, prouve qu'il maîtrise presque aussi bien que le Suisse l'art du contre-pied. Il estime en effet que ce succès pourrait bien profiter aux siens : « Sedan pourrait s'accorder, inconsciemment, un droit à l'erreur contre nous... »
Bref, le Sco, qui rappelons-le a déjà un pied et un orteil en Ligue 1 (un pied + un orteil = environ 55 %) avance le coude comme posé à la portière, le regard loin devant, cheveux au vent.