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Assises. A Angers, la cellule Gaspard jugée pour braquages... |
Originaires des régions de Lyon et Saint-Etienne, les deux hommes comparaissent, jusqu'à jeudi, pour la troisième fois devant une cour d’assises.
Braquages
Les gendarmes les avaient appelés la cellule Gaspard. A cause d’un nom de code emprunté à une bande dessinée, échangé lors de conversations écoutées. Ce duo constitué de Mabrouk Khodri, 33 ans, et Belkacem Rahmouni, 54 ans, avait été repéré en 2003 après une série de braquages dans des supérettes du Loir-et-Cher, de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire. Ils ont été condamnés en 2008 à Blois à 13 et 15 ans de réclusion pour neuf braquages ; la même année, à Nantes, à six ans de prison pour deux autres vols à main armée.
Mis en examen huit ans après pour la partie angevine de cette série de hold-ups, les deux hommes, en prison depuis 2003, sont réputés pour leurs opérations violentes. Coups de crosse d’arme à des salariés, coup de feu parfois. Le petit et le grand faisaient régner la terreur. Leurs victimes gardent souvent très longtemps le traumatisme de ces attaques.
Originaires des régions de Lyon et Saint-Etienne, les deux hommes se retrouvent pour la troisième fois devant une cour d’assises. Dix ans après les faits qui leur sont reprochés. La faute à une procédure découpée en petits bouts par le juge d’instruction initial. Pendant quatre jours, de lundi à jeudi, le duo vivra son troisième procès devant la cour d’assises. Pour finir de solder trois à quatre mois de fuite en avant.
Josué JEAN-BART.