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Angers. Un nouveau squat rue d’Orgemont1 |
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Des Roms devant l'un des locaux désaffectés «réquisitionnés» par le collectif d’aide aux sans-papiers. © Ouest-France
Une cinquantaine de Somaliens, Erythréens, Soudanais, tous demandeurs d’asile, mais aussi des Roms et des Français... dorment depuis samedi dans des locaux désaffectés rue d'Orgemont, à Angers.
« Le gouvernement nous parle de réquisition. Nous, on le fait», affirme Pierre-Jean Bourdon, membre du collectif d’aide aux sans-papiers.
«L'Etat doit prendre la main»
« On n’a pas attendu ce squat pour alerté la Préfecture, assure Rose-Marie Véron, adjointe (EELV) au maire d’Angers. Que ce soit clair, sur ce type de situation, il n’y a pas de place à la polémique. On ne peut pas tolérer que des gens, dont des enfants, dorment dans la rue. Il s’agit d’une situation très complexe qui dépasse les compétences de la Ville. L’Etat doit prendre la main. Le conseil général, qui a en charge l’aide à l’enfance, doit aussi se mobiliser. Et la Ville doit assurer l’acompagnement, et notamment la scolarisation des enfants. »
Samedi, la ministre (EELV) du Logement Cécile Duflot n'a pas exclu de mettre en oeuvre la réquisition de logements vacants.
Patrick Mennessier.
DLR Angers.