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6h, la police envahit le squat de la rue Lionnaise

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photo une centaine de policiers et de gendarmes mobiles ont été mobilisés pour l'évacuation du squat du 48, rue lionnaise. une intervention sans incident qui s'est déroulée sous les huées d'une petite vingtaine de sympathisants venus soutenir les squatteurs. 1

Une centaine de policiers et de gendarmes mobiles ont été mobilisés pour l'évacuation du squat du 48, rue Lionnaise. Une intervention sans incident qui s'est déroulée sous les huées d'une petite vingtaine de sympathisants venus soutenir les squatteurs.

Les forces de l'ordre sont finalement intervenues, hier, pour déloger les 60 demandeurs d'asile, de Roms et de SDF qui occupaient le bâtiment municipal.

Jeudi matin, 6 h. « V'là les flics ! » Au 48, rue Lionnaise, c'est la panique. Le message passe de pièce en pièce, d'étage à étage. Les forces de l'ordre sont dans la rue. Plus d'une centaine au total. Prévenus par un coup de fil, « on a juste eu le temps de s'habiller et de courir alerter les autres », raconte Maud, l'une des plus anciennes occupantes des lieux.

Armés de béliers, les policiers pénètrent par une ancienne issue de secours et s'engouffrent dans le bâtiment municipal. Les squatteurs, qui n'opposent aucune résistance, sont invités à prendre leurs effets personnels avant de descendre dans la cour. « Ils ont mis les demandeurs d'asile d'un côté, les Roms de l'autre, et puis nous, SDF. » Vérification d'identités. On fait les comptes : 43 demandeurs d'asile, 12 Roms et cinq SDF. Sur place, Patrick Bouchardon, le directeur du cabinet du préfet, avance une proposition de relogement à l'hôtel.

7 h 45. Les cinq SDF, qui refusent de se séparer de leurs chiens, ont refusé l'hôtel. Autorisés à sortir, ils retrouvent la poignée de sympathisants présents dans la rue. Face à eux, un cordon de gendarmes mobiles empêche toute allée-et-venue. Plus loin, garé devant l'entrée du squat, un car attend ses passagers...

« Nous sommes tous des enfants d'immigrés », scande le petit groupe de soutien aux squatteurs. Quelques insultes fusent à l'égard des uniformes.

Puis la colère monte d'un cran quand les premiers demandeurs d'asile grimpent dans le car. Tenue à distance, la petite vingtaine d'opposants n'y tient plus et tente une percée entre les boucliers. Les esprits s'échauffent, les gendarmes les repoussent fermement.

8 h 40. Le car s'en va. Quelques cris, quelques insultes encore. La confrontation avec les gendarmes est terminée. « Ils les emmènent où ? » Quelques coups de téléphone à droite à gauche. Une camionnette arrive. Vraisemblablement des maçons, venus murer les entrées du bâtiment.

9 h 20. Tout le monde quitte les lieux, direction la cité administrative. Un petit cortège est improvisé au milieu de la rue, banderole en tête.

10 h à 12 h 30. La cité administrative est gardée par des gendarmes mobiles. Derrière eux, les demandeurs d'asile et les Roms patientent dans les locaux de la DDASS jusqu'à l'heure du déjeuner. Une solution provisoire d'hébergement à l'hôtel est proposée à la moitié des demandeurs d'asile. L'autre ira au Césame, le centre de santé mentale, où quelques lits sont réservés à l'accueil d'urgence. Les Roms, eux, seront pris en charge avant leur départ, volontaire, début mai. Rendez-vous leur est donné à 18 h à la fontaine Aqua familia, près du théâtre le Quai, pour leur indiquer leur destination.

17 h. Après un rassemblement de soutien devant la mairie, une centaine de personnes se retrouve à la fontaine, dans la plus grande confusion. Les demandeurs d'asile refusent d'aller au Césame. « Par solidarité, les autres ne veulent pas non plus aller à l'hôtel ».

20 h 45. Les demandeurs d'asile investissent le Quai en signe de protestation : ils refusent d'être éparpillés. Et s'apprêtent à passer la nuit dehors.

 
Vincent COQUEREAU (avec Marie TOUMIT).   Ouest-France  

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