À Libourne vendredi, il est entré pour les 24 dernières minutes. Le temps d'adresser une frappe qui frôla un poteau. Le temps, avec ses coéquipiers, de préserver le nul et même d'adresser aussi une passe qui aurait pu être décisive à Alo'o Efoulou. Dans cette seconde partie de saison, Julien Sola est souvent sur le banc (14 fois). Il le quitte simplement, en fin de rencontre, pour des bouts de matches. Etre titulaire, c'est un peu du passé. Il le fut 15 fois en Ligue 2 (1 126 minutes), mais essentiellement en 2007. Depuis le début de l'année, il est en clair-obscur. « J'ai été blessé au genou en février. Au plus mauvais moment. Car, comme l'équipe tournait moins bien, j'aurai peut-être pu être aligné alors, avoir du temps de jeu. Ce n'est pas de chance. »
Lorsqu'il est revenu à son meilleur niveau, il s'est trouvé en concurrence. Forte concurrence. Avec Auriac, Stephan et Moussi comme milieux axiaux, avec Ben Khalfallah, Brunel ou même Auriac comme joueurs de couloir. Du lourd donc. « C'est délicat à gérer, c'est vrai. Ce n'est pas si facile à vivre. Comme tout le monde, je préférerai débuter les rencontres. C'est toujours périlleux de rentrer en cours de match. Il faut essayer de faire le maximum en peu de temps. Mais bon, c'est à moi de m'accrocher. »
Une préférence pour l'axe
La saison passée déjà, il avait été malchanceux. Un virus à son arrivée à Angers, des pépins physiques à répétition. Il participa tout de même à 28 rencontres en National, avec, à la clé, 3 buts.
Pourtant, les qualités techniques ne lui manquent pas. Mais assez introverti, timide même, manquant peut-être d'assurance, ne se faisant pas assez violence, il ne les exprime pas assez. Et il peine donc, à presque 24 ans, à s'imposer. A s'épanouir. « Pourtant, je bosse fort à l'entraînement. Mais ensuite, en compétition, c'est difficile de trouver vite ses repères. » D'autant plus que sa polyvalence n'est pas forcément un avantage. « Pour moi, c'est presque plus un défaut qu'une qualité maintenant. Parce que je me balade un peu partout. C'est vraiment à double tranchant. Je m'adapte lorsque j'évolue sur les côtés mais ma préférence est dans l'axe bien sûr. »
L'axe, c'est un endroit justement très encombré au Sco. Le plus important donc, pour lui, est avant tout de jouer. Peu importe où. « J'espère bien vivre une toute autre saison, l'année prochaine. » conclut-il. Compte tenu de son profil, cela ne tient qu'à lui.
Jean-François CHARRIER.
Trois matches pour finir. Les Angevins n'ont donc plus que trois rencontres à effectuer. Ils recevront Bastia, vendredi prochain avant de se rendre à Dijon, le lundi 12 mai, puis de terminer avec la réception de Brest, le vendredi 16 mai.
230 abonnements dans les deux premiers jours, ont déjà trouvé preneurs pour la saison prochaine. C'est-à-dire presque autant que le total de l'exercice en cours. Pour tout renseignement : 0892 390 820.