Jean-Louis Garcia était sur son trente-et-un, hier midi, dans le salon de la Baumette. Il montait à la capitale, une fois sa causerie à la presse bouclée, avec son président, son manager général, Fahid Ben Khalfallah et Jean-Daniel Padovani pour assister aux « Oscars du foot » (lire en sports généraux). Il ne s'est pas étendu sur le sujet. Il a préféré parler de ce déplacement à Dijon (16e avec 41 points). Il dit : « C'est une finale que va jouer Dijon, avec tout ce que cela signifie : de l'intensité, de l'envie, un état d'esprit combatif, un stade plein, etc. C'est ainsi lorsque l'on joue sa survie. » Le président dijonnais, Bernard Gnecchi, a promis cette semaine un stade plein, bouillant et rouge.
Six blessés et un suspendu
Le contexte ne sera donc pas des plus simples pour les partenaires de Cedric Lecluse. D'autant que l'infirmerie angevine déborde. Jean-Louis Garcia devra en effet se passer des services d'Olivier Auriac (tendinite), Martin Fall (quadriceps), Fabrice Do Marcolino (contracture), David Leray (genou), Fahid Ben Khalfallah (cheville), Mansour Boutabout (péroné) et Theddy Ongoly (suspendu). « Par contre, nous enregistrons les retours de Karim (Djellabi) et Blaise (Kouassi). Je n'emmène que 15 joueurs. Du coup, j'ai bien envie de m'organiser comme à Libourne. »
Comprenez une défense à quatre avec Ahou à droite et Djellabi à gauche, un milieu à cinq en phase défensive, à trois pour aller de l'avant et un seul attaquant, Paul Alo'o Efoulou ou Johan Tribeau. On retrouverait Stephan devant la charnière centrale, en pierre de base du V de l'entre-jeu, avec Bourgaud et Brunel, l'un à droite l'autre à gauche, et le duo Moussi-Sola chargé d'appuyer la pointe.
Garcia, toujours : « Notre avantage, ce sera la maîtrise. Nous devrons avoir de la maîtrise. Peut-être ne serons-nous pas à leur niveau de concentration, mais en revanche, nous devons être au-dessus d'eux dans les domaines de la confiance et de la maîtrise. » Il dit que pour Dijon, la question ne va pas être comment, mais plutôt combien. Il cite Laurent Blanc, l'entraîneur des Girondins de Bordeaux : « Lolo a dit hier que dans ces derniers matches à enjeu de la saison, c'est souvent l'équipe qui a le plus de maîtrise technique qui gagne. Il a raison. »
À Dijon, Faruk Hadzibegik ne pensera guère à maîtriser les débats. Privé de Jarjat, Sahnoun, Robail, Mandanne (tous les quatre suspendus), Zywiecki (cuisse) et Mouko (genou), il n'aura qu'une seule idée en tête : sauver son club.
ANGERS : Padovani - Djellabi, Kouassi, Lecluse (cap), Ahou - Brunel, Sola, Stephan, Moussi, Bourgaud - Alo'o Efoulou. Remplaçants : Cousin (g), Tibeau, Cygan, Perbet. Entraîneur : Jean-Louis Garcia.
DIJON : Perraud - Tacalfred, Lotiès, Vosahlo, Batomenila - Linarès, Larcier, Ba, Valencia - Schumacher, Mangione. Remplaçants : Bonnefoi, Boateng, Yenga, Esteves, Goulard. Entraîneur : Faruk Hadzibegik.
Arbitre : M. Fautrel.
Coup d'envoi à 20 h 30, au stade Gaston-Gérard.