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Roland Magdane
William Baldé














« Le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles n'est pas militant. Nous soutenons aussi les pères dans leurs démarches », souligne Roselyne Bienvenu, la directrice de l'association. Le visage de la directrice du Centre d'information sur les droits des femmes et des familles d'Angers (CIDFF) s'éclaire, lorsqu'elle passe en revue les lois récentes qui renforcent les droits des femmes victimes de violences.
Satisfaite ? Oui, mais pas com-blée. « Les mentalités bougent, mais il faut sortir du silence qui pèse dans notre société. » Alors le réseau du CIDFF ¯ 114 centres reconnus par l'État ¯ a décidé de faire de « la violence sexiste » son nouveau cheval de bataille.
« La violence des hommes contre les femmes est culturelle. Notre société s'est construite autour de la puissance masculine. Certains hommes sont capables de recourir à cette violence pour arriver à leurs fins dans leur rapport aux femmes. »
L'association mise sur l'éducation en sensibilisant les professionnels de l'enfance qu'elle forme. « Quand un enfant vit dans un contexte de violence, les risques pour qu'il en soit victime ou auteur sont forts. » Il s'agit aussi de n'excuser aucun prétexte qui conduit à la violence, « ni une dure journée de boulot, ni un verre de trop ».
Une ligne dure qui n'effraie pas Roselyne Bienvenu. « On n'est pas militantes. Ce n'est pas un grief contre les hommes. OEuvrer pour l'égalité, ce n'est pas gommer les différences, mais les révéler », précise la directrice de l'association, qui reçoit 2 500 femmes par an.
Paul GYPTEAU.