Une belle ambiance dans les tribunes, à la hauteur d'une jolie saison sur le terrain.
Avant le coup d'envoi, hier soir, les nostalgiques de cette grande époque sont nombreux dans les travées du stade. Ils retrouvent, un peu, le doux parfum de ces empoignades de Ligue 1. Le stade est plein et l'ambiance bon enfant.
Maillot de Martin Fall sur le dos, Nathan, 11 ans, ouvre de grands yeux. Pour lui, c'est sûr, « le Sco va gagner ». Nantes a beau être un cador de L2, on se nourrit à l'optimisme dans la tribune Colombiers.
« Le but, c'est d'abord qu'il y ait une belle ambiance dans le stade et qu'il n'y ait aucun incident, assure Régis, jeune président des supporters du « Magic Sco ». On passe à la télé, il faut qu'on montre une belle image d'Angers. »
Passionnément Sco
De ce côté-là, pas de soucis : les banderoles sont nettement plus soignées que dans les tribunes du PSG. Les 600 supporters de Nantes tentent bien de se faire remarquer, mais la bâche de 23 mètres de long déployée en tribune Colombiers est nettement plus appréciée. Elle a nécessité deux jours de travail, mais le résultat fait son petit effet.
En blanc sur fond noir, le « Passionnément Sco » se lit d'un bout à l'autre du stade. Simple, mais efficace. « On l'a fabriquée exprès pour la venue de Nantes, raconte Etienne, 18 ans. Ce match, c'est le plus important de l'année, tout le monde l'attend. »
C'est sûr, les quelque 15 000 personnes massées boulevard Pierre-de-Coubertin avaient coché cette date sur leur calendrier dès le début de saison. En tribune Jean-Bouin, Mathieu est l'un de ces « supporters occasionnels » qui ne viennent que pour les grandes affichent. Comme les autres, il voit le Sco gagnant, « 1-0, but de Ben Khalfallah à la 68e ».
Victoire, défaite, qu'importe, finalement. Un stade qui chante, de la couleur dans les tribunes, des fumigènes... Le football est beau, quand il est à la fête. Et puis, les fumigènes sont interdits dans les stades, mais les amendes collectées par la Ligue sont reversées à des associations caritatives en fin d'année. Quand on vous dit que c'est beau, le football.
Julien HIPPOCRATE.