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La saison du SCO

Édition du dimanche 06 avril 2008

Pour le Sco, ce revers ne rend pas vert

Ligue 2. Même s'ils sont revenus bredouilles de Normandie, les Angevins

ont su donner une excellente réplique au leader, toujours invaincu sur ses terres.

Qu'est-ce qui fait un grand et beau match ? Il y a bien des paramètres. Un vrai stade de foot, tout d'abord. Dechaseaux est une enceinte à l'anglaise, désuète certes mais où le public est proche du terrain. Une pelouse nickel aussi. Un public chaud, sportif, encourageant son équipe, ne crucifiant pas pour autant les visiteurs. Oui, il faut tout cela. Mais le plus essentiel vient des acteurs du match. Arbitre y compris, et sur ce plan, Tony Chapron, vendredi, fut à la hauteur. Les acteurs ? Eh bien, ce sont surtout les joueurs.

Bras de fer

Vendredi en Normandie, Havrais et Angevins ont donc effectué un grand et beau match. Avec de la qualité technique, de l'engagement, de la volonté. Un vrai duel parce qu'aucune des deux formations ne ferma le jeu, ne se recroquevilla. Parce que chacun alla au bout de ses forces et de ses intentions. Un débat ouvert donc, ponctué par cinq buts, ce qui n'est pas rien et deux égalisations angevines. Plus deux ballons repoussés par la transversale de Padovani, et c'est notable, un seul carton dans le débat.

Le Havre voulait la victoire. Angers n'abdiqua jamais. Et ce fut donc un bras de fer à rebondissements, de grande intensité et sans aucunes arrière-pensées. C'est aussi en cela que ce revers chez le leader ne rend pas le Sco vert. Car, tomber de la sorte chez une formation invaincue depuis le début de la saison à domicile, tient tout de même d'un certain panache. Même s'il y avait dans les propos d'après-match, un zeste de regret. « On aurait dû boucler, fermer le jeu à 2-2 », disait ainsi le capitaine Cédric Lécluse.

Bien sûr, le Sco aurait pu le faire. Mais ne s'était-il pas promis d'essayer d'aller chercher une victoire chez un des cadors. Cette promesse, il a donc tenté de la concrétiser. Sans se poser d'autres questions. « Sur les deux rencontres face aux Havrais, nous avons su rivaliser, analysait Jean-Louis Garcia. Mais à l'arrivée, nous avons 0 point sur 6 possibles. Les deux formations ont fait un gros match. Jusqu'au bout. Le Hac a eu plus de réussite, ce petit quelque chose aussi qui fait les grandes équipes. Nous avons payé cash aussi quelques petites erreurs. »

L'entraîneur angevin, sur ce déplacement, ne s'interrogea que sur le début de la rencontre. Quand la pression normande fut vive d'entrée. « Nous avons souffert durant 25 minutes. Ensuite, lorsqu'ils marquèrent, nous nous sommes presque libérés et nous aussi, nous nous sommes mis à jouer, marquant notamment un premier but de toute beauté. »

Un coup donné, un coup rendu

La suite, ce fut effectivement du coup pour coup. Un donné, un rendu, même si les Havrais arrivèrent mieux que leurs adversaires à pousser vers un meilleur aboutissement leurs combinaisons offensives. Dans tous les sens du terme, le Hac fit la course en tête. Mais le Sco s'accrocha à sa roue jusqu'au bout... ou presque. Car Davidas vint, sur un contre mené par Alla, enlever in extremis un point aux Angevins. « Ce fut un super match pour tout le monde entre deux belles équipes, soufflait Jean-Marc Nobilo. Nous avons fait un gros pressing, nous avons produit du jeu, nous avons eu un bon esprit. Mais le Sco aussi, qui s'est montré comme une équipe joueuse et qui n'a pas fermé la porte. »

Vendredi soir, tout le monde était bien d'accord. Le Sco avait réussi à se hisser à la hauteur du leader. Même si le résultat n'était pas là.

Jean-François CHARRIER.

Ouest-France

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