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La saison du SCO

Édition du dimanche 23 mars 2008

Pour Angers Sco, un petit air de renouveau

Après cinq rencontres sans victoire, les Angevins ont été enfin récompensés de leurs efforts en Champagne. Ils possèdent maintenant 40 points au compteur.

Allez, encore trois et c'est bouclé ! À Reims vendredi, le Sco a fait un grand pas vers le maintien. C'est le premier enseignement de cette soirée. Quant au second, il est simple. Lorsque le contenu du match est à la hauteur, le sort ne peut pas être indéfiniment contraire. La roue a donc tourné pour les Angevins qui connaissent donc un petit air de renouveau après quelques turpitudes, tout du moins sur le plan des résultats secs.

Vendredi en Champagne, ils ont mis du temps à trouver le bon rythme. C'est vrai. Mais ensuite, ils ont réussi à maîtriser une formation rémoise dont le jeu se délita et devint trop désordonné au fil des minutes. Et, cerise sur le gâteau, sur une inspiration de Brunel, ils marquèrent même le seul but du match. « Même si les Rémois ont beaucoup poussé, nous avons eu les opportunités les plus franches. On aurait même pu marquer une seconde fois », regrettait presque Jean-Louis Garcia.

Mais après des jours de disette, ce succès était bon à prendre. « Ces derniers temps, nous étions malheureux et mal payés. Là, nous avons su nous arracher face à une formation qui jouait direct et souvent aérien, un peu à l'anglaise. Nous avons fait preuve d'abnégation et de solidarité dans tous les instants. C'est une belle satisfaction après la déception de la Coupe. Il ne nous reste plus que trois points à aller chercher », poursuivait l'entraîneur angevin.

Trois points, il en faudra certainement beaucoup plus à son homologue rémois et ex-Manceau, Thierry Froger, dont une partie du public demanda sa démission après le match. « Nous avions pourtant bien entamé la rencontre. Mais ensuite nous nous sommes éteints. Nous avons été insuffisants dans la récupération, par manque d'allant et de conviction. Notre mental est vraiment trop friable. » Les Champenois, il est vrai, ont concédé là, leur quatrième défaite à domicile.

Le mental, ce fut bien aussi l'un des paramètres qui fit la différence entre une équipe qui se découragea très vite et un collectif sûr de sa cohérence de jeu. « Plus les ballons arrivaient dans la boîte, notait le défenseur du Sco, Theddy Ongoly, plus nous étions sereins. »

Il reste donc maintenant neuf rencontres aux Angevins. Ils vont pouvoir les savourer, évoluer sans grande contrainte, sans pression. Et ce, dès vendredi prochain, contre l'autre promu, Clermont-Ferrand, qui pointe à cinq unités devant les Angevins. Or, ceux-ci se sont promis de terminer devant. Ils savent donc ce qui leur reste à faire, avant un mois d'avril qui les verra notamment affronter deux des cadors de Ligue 2, Le Havre en Normandie et Nantes à Jean-Bouin. Ce qui ne sera sans doute pas pour déplaire à Padovani et à ses complices.

Jean-François CHARRIER.

Les Angevins sont donc rentrés de Reims en bus tout de suite après la rencontre. Ils bénéficieront, après une semaine chargée avec trois rencontres, de trois jours de repos. La reprise est donc pour mardi.

Ouest-France

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