Un tramway à AngersLe tracé du tramway version Béchu-Gérault a fait bondir Frédéric Béatse, un autre porte-parole de la campagne de Jean-Claude Antonini, par ailleurs conseiller général d'Angers-Sud, et donc du quartier de la Roseraie : « Tout le programme de rénovation urbaine a été pensé autour du projet de tramway. C'est tout un quartier qui s'est mobilisé dans le conseil consultatif de quartier tant sur l'ORU que sur le tramway : l'un ne va pas sans l'autre. Le retard de deux à trois ans, au minimum, que prendrait le projet aurait des conséquences dramatiques sur la Roseraie. Le pari que nous avons pris avec les habitants de repenser le quartier serait durablement compromis par ce retard : perte du lien avec le centre-ville, perte de dynamisme commercial, retard dans l'aménagement des nouveaux espaces publics, perte d'attractivité des équipements publics. Le dynamisme avec lequel la Roseraie a renoué serait compromis durablement. Et demain, ne va-t-on pas remettre en cause le tracé une nouvelle fois car un accord de parti à parti politique l'aurait dicté ? » Frédéric Béatse y voit « une forme de mépris pour les Angevins eux-mêmes », une forme « d'imposture [...] Peut-on se permettre de prendre du retard pour le développement d'Angers, peut-on se permettre de gaspiller l'argent des contribuables ? »
Xavier, à Paris : « Le choix du tracé actuel n'est donc pas issu du caprice d'untel ou d'untel. Faire passer le tramway sur les boulevards risque de favoriser le développement de commerces sur ces boulevards, au détriment de l'hypercentre et de la place du Ralliement, qui peut voir son animation commerciale décroître quelque peu. »
Kervégan, à Nantes : « Je suis passionné de transports en commun depuis longtemps et je connais pas mal les réseaux de tram français. Il y a beaucoup de villes où les lignes passent dans des rues étroites, aussi étroites que celles d'Angers. De même, la première ligne de tram d'une ville passe généralement par la place principale. Par contre, il n'existe encore aucune agglomération où la ligne se réduit à une voie sur une section donnée. Et c'est ce qui me pose question : est-il possible d'exploiter la ligne en heures de pointe dans ces conditions sans problème ? »
Bruno, Angers : « Les études sur le tramway ont déjà coûté cher. Avant même d'arriver à la mairie, le duo infernal parle de nouvelles études et de retard de mise en oeuvre. Décidément, rien n'est impossible quand c'est le contribuable qui paie. Il est vrai que M. Béchu aime les dépenses : il restera pour toujours celui qui a validé le parc du végétal, le fameux Terra Botanica dont nous n'avons pas fini de payer les pots... cassés. »
Jacques P., d'Angers : « Pourquoi le maire s'entête à vouloir faire passer le tram par la place du Ralliement ? L'hypercentre de notre cité est situé à 200 mètres environ des boulevards. Tout naturellement, ils sont plus à même de faciliter la circulation « tram-bus-voiture ». Réfléchissons pour un accès unique - aller/retour - au parking du Ralliement. Par exemple, seulement la rue de la Roë ! »
Philippe, d'Angers : « La rue de la Roë est trop étroite, et le fait de la mettre à une seule voie aurait eu des incidences sur la vitesse d'exploitation, sans parler de l'effet détestable pour le tramway montant d'attendre le passage du tramway descendant. Mettons-nous à la place de l'usager qui est en droit d'attendre un service rapide. De plus, les travaux auraient asphyxié la place du Ralliement, sans parler de la gabegie qui eût consisté à la réaménager moins de quinze ans après sa réfection. »
Yves, d'Angers : « Ça y est, le Monopoly municipal commence... Ce premier tracé n'est sans doute pas parfait, mais fait pourtant l'objet d'un consensus gauche-droite par les premiers concernés (Angers-Avrillé)... et il faut bien commencer par quelque part. Il est évident que de remplacer dix-huit mois de travaux place du Ralliement par l'équivalent sur l'ensemble des boulevards du centre-ville faciliterait la vie des Angevins... Mais oui, mais oui... Que les garçons jouent au petit train, oui..., mais qu'ils se souviennent que c'est avec nos sous. »