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La saison du SCO

Édition du mercredi 19 mars 2008

Patrick Norbert détient toujours un tiers des actions du Sco

Il y a trois semaines de cela, Patrick Norbert, l'ancien actionnaire majoritaire d'Angers Sco, expliquait dans les colonnes d'Ouest-France (le 27 février) sa volonté de ne pas revenir aux affaires. Il détient, encore aujourd'hui, 32,42 % des actions de la SASP du club et les 20 % d'actions détenues par Socrédis, la société de Bernard Blot, sont toujours sous séquestre jusqu'à nouvel ordre. Il expliquait ceci : « Même si c'est la première équipe que je suis régulièrement à travers ses résultats, pour moi, le Sco c'est du passé. J'ai tourné la page. »

Conférences de presse repoussées

Patrick Norbert n'a pas changé d'avis. Joint au téléphone hier, il déclarait même : « Je veux tout faire pour que Willy Bernard puisse garder le contrôle du club. Je n'ai pas d'autre option que celle-là. Au-delà du personnage un peu décrié, franchement, il ne faut pas oublier ce qu'il fait et respecter le travail qu'il a accompli jusqu'ici. »

Cet après-midi, le président Willy Bernard accompagné de tout son staff, devait annoncer la venue d'un nouveau sponsor, probablement le puissant groupe Pasquier, dont le siège se situe dans les Mauges, aux Cerqueux.

Sauf qu'une nouvelle fois, au dernier moment, la conférence de presse a été reportée « à une date ultérieure », privant le club et ses passionnés d'une bonne nouvelle. Le président du Sco lui-même avait en effet avoué, toujours dans nos colonnes (le 26 février), qu'il était « exact » de dire que le Sco n'est pas au mieux financièrement, précisant qu'il ne s'agissait « que d'un instantané de la situation. »

L'arrivée possible d'un sponsor comme Pasquier va-t-elle permettre à Willy Bernard de devenir actionnaire majoritaire du club ? L'avenir le dira. En tout cas, il n'a toujours pas racheté les parts de Patrick Norbert. Il avait jusqu'au lundi 17 mars, 18 h, pour le faire. « La porte que je lui avais ouverte s'est donc refermée car il n'a pas pu s'exécuter, précise Patrick Norbert. La date est déplacée. Mais que l'on soit clair : je souhaite qu'il ait les moyens de le faire. Je sais qu'il prend cela très au sérieux, qu'il doit trouver une réponse à ce problème, qu'il s'investit beaucoup pour le bien du club. »

« Qu'on en finisse avec tout ça »

C'est donc le statut quo entre les deux hommes. Une situation qui met plus que jamais entre parenthèses l'accroissement du capital du club, annoncé par Willy Bernard le 27 février, puisqu'il n'est toujours pas actionnaire majoritaire du Sco. Et Patrick Norbert de conclure : « On attend tous les deux le bon moment. Je souhaite qu'on en finisse avec tout ça. »

Mathieu COUREAU.

Ouest-France

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