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Avec ses collègues, Pascal Tanguy veille à la ponctualité des bus depuis le PC de la Cotra-Kéolis à Saint-Barthélemy-d'Anjou. Au poste de contrôle, dans la zone industrielle de Saint-Barthélemy-d'Anjou, ils sont deux à être aux petits soins des bus ¯ de 5 h à une heure du matin ¯ pour s'assurer de leur ponctualité. Les véhicules transmettent leur position toutes les dix secondes par signal GPS. « Un bus en avance par rapport à l'horaire de la fiche, c'est plus problématique qu'un bus en retard car le client le manque », explique Philippe Debove, directeur marketing de Cotra-Kéolis.
Si le conducteur sait s'il est à l'heure ou pas par rapport à sa fiche de route, les agents du PC veillent aussi. « Au besoin, on l'appelle par radio pour lui signaler. On peut lui demander de ne faire que les descentes de passagers ou de ne pas desservir les premiers arrêts de la ligne pour rattraper le retard par exemple », explique Pascal Tanguy.
Tous les feux contrôlésà distance
Les bus ont un complice de taille pour être à l'heure : les feux de signalisation. Dès que le véhicule approche d'un carrefour, un capteur envoie un signal au feu pour lui signaler son approche. Soit le feu vert se prolonge pour le laisser passer, soit le feu rouge est écourté pour lui éviter de marquer l'arrêt. « Le temps de parcours est diminué, c'est plus confortable pour les passagers car il y a moins d'à-coups et on économise du gazole », argumente Philippe Debove.
Le PC peut aussi prendre la main à distance sur tous les feux de l'agglo ¯ à l'exception de ceux du boulevard Foch. « Si un véhicule a trop d'avance, on passe le feu au rouge pour le retenir quelques minutes. » La stratégie paie puisque trois bus sur quatre sont à l'heure. Une performance honorable pour des bus qui parcourent 9 millions de kilomètres par an, soit 225 fois le tour de la Terre. Le système informatique permet aussi d'ajuster les fiches horaires d'une année sur l'autre en calculant avec précision le temps de trajet arrêt par arrêt.
Le PC centralise également le nombre de passagers à bord et les éventuels problèmes matériel signalés par les conducteurs. Mais si les véhicules sont de plus en plus automatisés, le conducteur garde la main.
En cas d'urgence, comme une agression, tout ce qui est dit en cabine est retransmis en direct au PC et à la police. Quant aux fraudeurs, il peut aussi les signaler discrètement aux contrôleurs en actionnant un bouton. « On n'a pas un taux de fraude élevé mais c'est parce qu'on vise bien », glisse Philippe Debove.