Un temps plus que printanier, un petit stade champêtre et désuet. Une visite chez l'un des derniers. Il n'y a rien de tel pour se déconcentrer. L'équipe angevine qui n'a plus rien à perdre, ni vraiment à gagner (voilà qui va faire bondir Jean-Louis Garcia qui espère, et c'est normal, le classement le plus haut possible) aurait donc pu déraper. Du moins s'alanguir. Et bien, il n'en a rien été. Les coéquipiers de Lécluse, bien au contraire, entamèrent leur production libournaise en tempo haut. Rigoureux, concentrés sur un nouveau schéma, inhabituel, qui leur permit de bien maîtriser toute la première période, même si Keserü réussit sur un coup de pied arrêté un retour au score avant la pause. « Nous étions venus pour l'emporter. Nous avons réussi le plus dur en ouvrant le score. Et l'on se fait rejoindre sur une faute litigieuse. » analysait le technicien angevin.
Des Angevins dominés mais compacts
La conséquence fut d'importance puisqu'elle amena, non seulement l'égalisation, mais l'espérance dans les rangs girondins. Et Libourne montra un tout autre visage après la pause, se lançant sans trop de retenue à l'assaut du but de Padovani. « Les deux équipes ont joué le jeu. Et le nul me paraît équitable. » reprenait Garcia. « Car si nous avons été cohérents dans notre organisation, nous avons manqué un peu de précision lorsque quelques opportunités se sont présentées. C'est un bon point pour nous, un résultat positif. »
Ca ne l'est évidemment pas pour les Girondins qui avaient absolument besoin d'un succès dans leur course au maintien. Ce que regrettait leur technicien Didier Tholot. « Il nous fallait trois points, nous ne les avons pas. Il ne fallait pas encaisser de but face à cette solide formation. Ce qui est frustrant, c'est qu'il y a une main sur le but angevin. L'arbitre ne l'a pas vue. C'est dommage car nous avons dépensé beaucoup d'énergie et mes joueurs ont montré des ressources. Il n'y a rien à leur reprocher. » Les Libournais, en effet, se sont assurés après la pause, la conduite du débat. Parfois de manière bien désordonnée face à une équipe angevine qui, compacte, sut bloquer tous les intervalles où presque. Pour le reste, ce fut l'affaire de Padovani qui sortit notamment une tête de Gimbert dans le final. « Nous devons progresser au niveau de lucidité, de la patience. On doit progresser dans ces domaines. » avouait Olivier Auriac, boosté par l'air du pays. « Nous nous sommes montrés solides dans le jeu », constatait pour sa part, Jean-Daniel Padovani qui termine la saison en boulet de canon.
Solide oui, une fois de plus, ce Sco qui ne lâche pas le morceau.
Jean-François CHARRIER.
Eric Bedouet, l'un des adjoints de Laurent Blanc à Bordeaux, était présent vendredi à Libourne. Ce n'était pas le seul ex-Angevin puisque Christian Felci travaille au club libournais où il s'occupe de la remise en forme des blessés et de la vidéo. Michel Pavon, ex-Girondin lui aussi était également là. José Anigo, le directeur sportif de l'OM, pourtant annoncé, n'a pas montré le bout du nez.
Olivier Auriac, originaire du coin et qui fit toute sa formation à Bordeaux, est resté en Gironde. Permission spéciale pour le week-end.
Didier Tholot, l'entraîneur libournais, annoncé à Sedan n'ira pas dans les Ardennes, c'est une certitude. Il aimerait, si son club reste en L2, demeurer à la maison. Mais Châteauroux et Reims, où Sarramagna et Froger sont sur la sellette, s'intéressent aussi à lui