Le QuaiLe « treiztet » de Patrice Caratini et Alain Jean-Marie offrait mardi, une croisière grand public entre Antilles et Nouvelle-Orléans.
Pour ce premier concert de jazz au Quai, les organisateurs n'ont pas eu de problèmes à remplir les 900 places de la grande salle. Une audience pas si fréquente à Angers, puisqu'il faut remonter au « Concert du coeur » ux Congrès (fév. 2004), pour trouver une assistance comparable en jazz.
C'est d'ailleurs -hélas! - l'occasion de souligner déjà un problème d'acoustique «m i-fine mi-coton» . Très satisfaisante aux premiers rangs du parterre (une fois la balance effectuée), l'écoute devient ès qu'on s'éloigne, fort confuse et bien inférieure à celle du boulevard Carnot. Simple question de réglages
Mais parlons musique. Ces grosses machines nationales sont souvent engoncées dans l'embonpoint officiel. Convenons cependant que la croisière caraïbes où elle nous embarque, a de ces moments de charmes alizéens qui restent dans la mémoire.
Retenir la jolie restitution de la masse sonore - volontairement nasillarde - du «S hanghai shuffle» de Fletcher Henderson cor (François Bonhomme) et cuivres, mêlés aux anches qu'emmène Mathieu Donarier. Danser la biguine-quadrille de «F ête à la Guadeloupe» . Pleurer sur «H aïti» , avec l'alto de Rémi Sciuto. Rêver au rombone de Kid Ory, évoqué par Denis Leloup («O ry's dream» ).
Bref, vivre tropicalement avec «S erpent nègre» bel épanouissement de tout l'orchestre sur la vaste scène du Quai.