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ZEP à l'Abbaye de l'Epau
Licenciés à l'association sportive de vol à voile d'Angers, Audrey et Maxime espèrent bien figurer dans ces championnats interrégionaux. Depuis leur baptême du feu, la spécialiste de l'audit financier et l'étudiant de Centrale ont enchaîné les heures de vol. Ils ont sillonné le territoire, l'esprit partagé entre la navigation de leur planeur de 15 m d'envergure et la beauté du paysage : « On aime bien s'autoriser des sorties-plaisir. Survoler la vallée de la Loire, le Mont Saint-Michel, le golfe du Morbihan ou la Tranche-sur-Mer, on ne s'en lasse pas. »
400 kms, 4 heures de vol
Cette semaine, il n'est pas question de détente mais de compétition. Aude et Maxime participent au championnat interrégional juniors et Grand Ouest jusqu'à samedi. L'occasion pour eux de s'étalonner face à une quarantaine d'autres pilotes sur des circuits de près de 400 kilomètres. « Tous les matins, on est briefé sur les fréquences à utiliser en vol, sur le tracé du parcours et les conditions météo. On a ensuite une petite heure pour se préparer avant le décollage et rentrer les coordonnées de départ et d'arrivée dans notre GPS. Après, à nous d'être les plus rapides pour effectuer la distance. »
Il leur faut près de quatre heures pour réaliser la boucle et revenir à l'aéroport d'Angers-Marcé. Soit une moyenne de 100 km/h avec des pointes pouvant aller jusqu'à 250 km/h. « On se sent comme des oiseaux là-haut. Très sensible aux variations du vent. Le secret, c'est d'être un bon tacticien et fort mentalement. Il faut scruter le ciel, observer les nuages pour trouver les meilleurs courants d'air en tournant en spirale. Prendre de la vitesse et se laisser glisser jusqu'à trouver une autre ascendance. »
La réactivité est essentielle. Surtout que la faim, la soif ou l'envie pressante sont autant d'éléments susceptibles de parasiter le pilotage. « C'est un sport très exigeant d'autant que la liberté de mouvement est très réduite dans le cockpit. Quand on atterrit, on est lessivé », assurent Audrey et Maxime qui comptent se servir de la compétition comme d'un tremplin pour les championnats de France.
Julien RENON.