du club. Au coeur des discussions, l'arrivée de nouveaux actionnaires.
Dès le lendemain, démenti de Patrick Norbert en personne : « C'est absolument faux [...] Pour le moment, il n'a pas l'argent nécessaire ». Quelques semaines plus tard, le temps de repousser trois conférences de presse, Willy Bernard finissait par annoncer le rachat des 32,48 % du capital en possession de Patrick Norbert.
C'était le 25 avril... Il annonçait également l'arrivée du groupe Loft et disait détenir « 67 % des parts du club, 28 % pour le groupe Loft et le reste pour les petits porteurs [...] J'ai racheté les titres de Patrick Norbert dont je vais céder l'essentiel à Loft, précisait le président du Sco. Bernard Blot va entrer au conseil d'administration du club lorsque le changement d'actionnariat sera réglé. On a un accord de vente pour qu'il me cède ses 20 %, même si ce n'est pas effectif. C'est une question de jours. »
Hier pourtant, Bernard Blot était toujours propriétaire de 20 % du capital du Sco. Et vraisemblablement pas disposé à vendre, du moins au prix que lui aurait proposé Willy Bernard.
Avec Benoist, Blot et Guézille
En effet, pour la première fois depuis la présidence de Pierre Abraham, les représentants de la mairie et du conseil général étaient conviés à une réunion extraordinaire sur l'avenir du club, hier soir. Jean-Pierre Benoist, président de l'Olympique de Saumur et promoteur immobilier, René Guézille, entrepreneur angevin, et Bernard Blot donc, avaient répondu à l'invitation au débotté de Willy Bernard. Michel Houdbine, l'adjoint aux sports à la Ville d'Angers, et François Rosello, chargé des sports au département, s'étaient, pour leur part, fait représenter par des émissaires...
« Beaucoup de paramètres »
A l'ordre du jour de ce rendez-vous inopiné : l'actionnariat du club. Contacté avant la réunion, Jean-Pierre Benoist confirmait à demi-mots son entrée dans le capital du Sco, comme il l'avait déjà plus ou moins fait samedi dans nos colonnes (lire OF du 5 juillet). « C'est une possibilité, mais il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte », disait-il avant de s'enfermer dans les locaux du club.
Au moment de notre bouclage, à 22 h, les différents protagonistes étaient toujours en réunion, et l'avenir du Sco au coeur des débats. « Nous sommes loin d'avoir terminé », précisait Willy Bernard.
Une certitude toutefois, sportive celle-ci, Fahid Ben Khalfallah n'a toujours pas signé sa prolongation de contrat. « C'est en bonne voie, précisait le joueur, mais il reste des détails à peaufiner. »
Julien HIPPOCRATE.
(1) Lors du rachat du club par Willy Bernard à Patrick Norbert, une clause avait été signée entre les deux hommes, stipulant qu'en cas de montée du Sco en L2 sous trois ans, Willy Bernard devrait verser 300 000€ supplémentaires au producteur de cinéma. Cette somme, impayée, fut transformée en 78 099 actions, soit 32,48 % du capital du club.