Édition du mercredi 14 mai 2008
Kéolis-bus : la CGT dépose un préavis de grève
À travers dix revendications, le syndicat demande des comptes à la direction. Sinon, il envisage une journée de grève, le samedi 31 mai.
Tensions sociales chez Kéolis, la société qui gère les bus. Vendredi 15, les représentants CGT vont rencontrer la direction. « Nous avons une dizaine de points à négocier. »
Jean-Louis Fourrier et Xavier Dupeyroux vont d'abord défendre le pouvoir d'achat des salariés. « Nous souhaitons que les augmentations de salaire se calent sur l'inflation, et surtout, que les 2 points accordés pour l'arrivée du tramway restent une prime. »
Plus particulièrement sur les conditions de travail, les syndicalistes demandent l'installation d'un local fonctionnel pour les chauffeurs qui assurent leur relève à la gare.
« En raison des travaux du tramway, les lignes 1, 5 et 16 ne passent plus par le boulevard Foch. Les conducteurs concernés doivent disposer d'un endroit pour s'abriter, en cas de mauvaises conditions climatiques. » Dans le cadre du réseau, la CGT demande à la direction d'en appeler à la police municipale et nationale pour responsabiliser les automobilistes. « Trop de voitures stationnent encore dans les couloirs de bus. »
Sur l'arrivée du tramway, les syndicalistes revendiquent aussi des couloirs séparés entre les bus et les vélos. « C'est une question de sécurité. » Sur le tram, et plus précisément sa cabine de commandes, ils déplorent l'étroitesse de l'espace du conducteur. « Il a les jambes coincées par un coffre. »
Enfin, la CGT, qui compte une quarantaine de syndiqués parmi les 450 salariés de Kéolis, souhaite être associée à toutes les discussions sur le rachat des réductions du temps de travail (RTT).
Dans la foulée, la direction a fait savoir, sur sa politique salariale: « Une augmentation de 3 % a été décidée pour 2008, par l'ensemble des partenaires sociaux. Une augmentation pour contrer l'inflation, mais qui n'a pas été signée par la CGT. »
Et de préciser aussi: « Une prime d'intéressement égale à un mois salaire a été versée en mars. Kéolis fait le maximum pour sauvegarder le pouvoir d'achat de ses salariés. »
Ouest-France