Est-ce que, comme certains de vos coéquipiers, vous êtes déçu par la tournure des événements de ce derby ?
Non, pas du tout. Je suis surtout déçu d'avoir pris ce but si vite après la pause. En cas contraire, les Nantais auraient été obligés de se découvrir plus. Bon, mais on a fait un bon match surtout en première période. On s'est tenu à ce que l'on devait faire.
Vous avez eu beaucoup de travail. Comment avez-vous senti et ressenti cette rencontre ?
Je m'attendais à avoir beaucoup de boulot. Ce fut le cas. Il fallait être présent dans cette ambiance-là. Et puis j'ai réussi mon premier arrêt, et dans ces cas-là, souvent cela s'enchaîne. Cela fait du bien et mes coéquipiers ont vu qu'ils pouvaient compter sur moi.
Vous avez beaucoup joué des poings contre les Nantais...
Oui, le ballon était très glissant. Alors sur certaines actions, il est inutile, presque dangereux, d'essayer de le bloquer. En plus, les joueurs de champ ont pris l'habitude de donner des trajectoires bizarres sur les frappes. Et puis, vous le savez, ces nouveaux ballons, en plus, sont très flottants et ils arrivent très vite.
Êtes-vous comme beaucoup de gardiens qui préfèrent avoir beaucoup d'interventions à effectuer car ils sont chauds et cela les booste ?
En fait, je préfère n'avoir pas trop de ballons à négocier car cela veut dire que l'équipe domine et c'est bien. Mais un match comme à Nantes, c'est pas mal non plus. Avec l'ambiance, le public... Je me suis régalé. Et j'ai revu les images du match, oui, c'était bien.
Et puis le Sco, septième au mois de novembre, c'est plutôt cool, non ?
Quand nous sommes arrivés, il y a un an et demi, on en aurait presque rêvé. C'est bien parce que l'on se tient à notre ligne de conduite. On veut tous aller plus haut. Et l'état d'esprit est impeccable.
Oubliée alors la bourde de Châteauroux... Comment se remet-on de ce genre de péripétie ?
J'ai eu la chance déjà de rejouer très vite. Après un événement comme cela, il faut se projeter vers l'avant. Ca arrive bien sûr. Et ce n'est pas facile sur le coup, à cause du poste occupé. Toutes nos erreurs sont amplifiées. Quand un attaquant rate une balle de but, on le précise, sans plus. Pour les gardiens, ce n'est pas tout à fait pareil. Mais il faut réagir. Et puis, depuis que je suis au Sco, je ne crois pas avoir fait tant d'erreurs que cela. Maintenant, il ne faut pas non plus que je me relâche...
Recueilli par J.-F. C.
Speaker. Celui de la Beaujoire, Yannick Bigaud, avait invité son homologue angevin, Guy Moret. Celui-ci a donné la composition de l'équipe du Sco avant la rencontre saluée par plus de 1 300 supporters angevins qui avaient pris place dans la tribune des visiteurs.