Angers SCO rétrogradé en National !Et il compte bien encore faire échec aux voisins nantais, demain.
Ici, à Angers, on ne l'appelle ni par son nom, ni par son prénom. Mais par un diminutif qui a valeur de reconnaissance. Sur les bords de Maine, c'est Pado. Arrivé au Sco voici presque deux saisons, déjà cadre l'an passé lors du parcours en National, Jean-Daniel Padovani (28 ans) réussit, cette année, un exercice très épanoui. « Il est de mieux en mieux. Il est constant. Il atteint une certaine régularité dans ses performances. Ce qui est très important à son poste », apprécie son entraîneur Jean-Louis Garcia, bien placé pour en parler, puisqu'il est lui-même ancien portier. « Mais il peut encore s'améliorer. » Ce que corrobore l'entraîneur des gardiens Arnauld Lucas. « Oui, il peut encore progresser, c'est sûr. Mais son niveau est bon. Et là, on pinaille un peu... »
« L'important, ne pas se déconcentrer »
Pado, lui, reste cool. « J'ai été élevé et formé avec humilité. Je fais mes trucs. Je n'ai pas l'impression d'effectuer des choses extraordinaires. Je ne fais très attention à mes productions même certaines félicitations ne font plaisir. Je suis dur avec moi. Souvent, je ne garde que le mauvais pour le corriger. » Du mauvais, il y en a de moins en moins. Contre Gueugnon, par exemple, mardi dernier, il évita avant la pause une véritable correction à ses coéquipiers. « Là-bas, j'ai gueulé. On ne gagnait pas un duel. On manquait complètement d'agressivité. » Ce n'est pourtant pas dans les habitudes de ses coéquipiers.
Car à l'accoutumée, Jean-Daniel Padovani, sans être au chômage technique, n'a souvent que peu d'interventions à faire. Le bloc angevin n'est pas si simple à manoeuvrer. « Ce qui est important, à mon poste, est de ne pas se déconcentrer, ne pas se relâcher. Il faut être présent sur les rares ballons. » Comme il le fut à l'aller à la Beaujoire où, là, ses gants chauffèrent. Et il s'était régalé. « Il y avait ce stade plein. Beaucoup de supporters angevins. Ce sera encore le cas, demain, à Jean-Bouin. » Il essaiera alors, comme il l'a fait à Nantes, d'évacuer. « Quand on rentre sur le terrain, bien sûr, on voit tout. Ensuite, on ne regarde pas spécialement. Mais par contre, on entend bien le bruit. »
Cela ne le perturbera pas plus que cela. Car Pado sait que, devant les Canaris, il va avoir du boulot. Et il dira sans doute, très simplement. « Je suis là pour ça. » Avec de l'envie dans la voix. Là et bien là.
Jean-François CHARRIER.
Kouassi dans le groupe. L'arrière central ivoirien du Sco, qui est arrêté depuis plus de 2 mois pour une entorse du genou, sera dans le groupe, demain, pour affronter Nantes. Sur le banc. Hier, Philippe Brunel (lumbago) et Fahid Ben Khalfallah (coup sur la rotule) ont eu un entraînement personnalisé. Ils devraient tous deux pouvoir tenir leur poste. Le reste du groupe angevin a surtout axé la séance sur la récupération avec en sus une projection vidéo d'une trentaine de minutes du match Nantes - Boulogne. Par contre, ni Theddy Ongoly (lésion à une cuisse), ni Jérémy Perbet (ligaments internes d'un genou), tous deux convalescents, ne seront présents pour le derby pas plus que Mansour Boutabout qui souffre d'une fissure au péroné.