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« J'avais envie », lâche-t-il, à chaque fois, au président du tribunal qui l'interroge. Son casier compte aussi plusieurs condamnations pour des agressions sexuelles. « Il a un âge mental de 5 ans selon le psychiatre qui le suit », décrit le président Jean-Paul Besson.
« C'est difficile pour un soignant de déposer plainte, estime Me Fouquet pour les parties civiles. Mais la violence est fréquente et l'hôpital a acquis la conviction que tout ne peut se régler en interne. » A un moment, le prévenu se retourne et tire la langue à l'avocat.
« Les faits reprochés sont graves et il le sait, assure le procureur de la République. Le psychiatre a conclu qu'il n'y a pas d'abolition totale de son discernement. » Le jeune homme est donc responsable de ses gestes. Le parquet requiert deux ans avec sursis.
« Ce dossier est singulier », note Me Pineau, l'avocate de la défense. Et elle raconte le parcours de son client, de psychiatre en psychiatre, depuis l'enfance. Puis, son quotidien toujours fait d'enfermement. « Il parle aussi de cet oncle, incarcéré pour des actes de pédophilie, devant lequel il est en admiration », ajoute-t-elle.
Le tribunal a finalement décidé de le condamner à quatre mois de prison ferme, mais sans mandat de dépôt à l'audience. « Il faut que vous preniez conscience que la maison d'arrêt, ce n'est pas idyllique », lui dit alors le président. Le jeune homme sera aussi inscrit au fichier des délinquants sexuels.